Les Bleues battues à l'anglaise

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    Les Bleues battues à l'anglaise
Publié le , mis à jour

Vaillantes plus que de raison, les Bleues ont tout donné mais se sont inclinées face à des Anglaises bien en place.

Le résumé :

Une demi-finale de Coupe du Monde, c'est déjà un événement en soi. Mais lorsqu'elle oppose la France à l'Angleterre, elle devient bien plus que cela, et se mue en une promesse de spectacle et d'engagement à nulle autre pareille. Jamais qualifiées pour la finale, les Françaises entrent sur le pré bien disposées à faire mentir les statistiques, face à des Anglaises qui elles n'ont jamais manqué une seule demi-finale dans leur histoire. Sous la pluie de Belfast, les Bleues prennent rapidement le jeu à leur compte, enfonçant leurs rivales sur une mêlée qui les met dans le sens de la marche. Emmenées par une Lénaïg Corson des grands jours, les partenaires de la capitaine Gaëlle Mignot investissent le camp des Red Roses, mais malgré toutes leur bonne volonté, de trop nombreuses fautes de main les empêchent de passer la ligne de craie. Si elles font les premières feu d'un pétard mouillé à la 9ème minute, ce sont pourtant les Anglaises qui ouvrent la marque huit minutes plus tard à la faveur de la botte de Scarrat. Face à la digue blanche, les lames bleues se fracassent en vain, et les Anglaises viennent même menacer l'en-but français en fin de première période. En vain, les Bleues résistent, et à la 37ème Shannon Izar vient débloquer le compteur en passant une pénalité. 3 partout, c'est sur ce score de parité que les deux équipes rentrent au vestiaire.

Victimes de leur envie

Au retour des citrons, les Anglaises décident de passer la seconde. Après avoir subi la furia tricolore pendant toute une mi-temps, les coéquipières de Scarrat, par ailleurs encore très en jambe, font parler leur science du rugby et déroulent. Sans forcer, propres techniquement, elles profitent de la débauche d'énergie des Bleues qui peinent à les stopper. Malgré l'héroïsme de Marjorie Mayans et de Julie Annery en défense, les Françaises plieront à la 61ème sous les coups de boutoir de Sarah Bern (13-6). Glaçantes de réalisme, les Anglaises étouffent la moindre velléité venant du camp d'en face, impressionnantes de maîtrise, même si Julie Annery a bien failli remettre les siennes à flot à la 67ème. Las, plus les minutes filent et plus les espoirs français s'amenuisent, et les nombreuses munitions perdues en touche ne s'en font que plus ressentir. À bout de souffle, elles ne pourront empêcher Megan Jones de finir en terre promise dans les arrêts de jeu (20-3, score final). Victimes de leur vaillance, elles auront tout donné mais, la faute à une équipe anglaise froide de pragmatisme, ne joueront pas la première finale de leur histoire.

Le fait du match :

L'essai refusé à Julie Annery. Alors dans un temps faible, les Françaises repartent de plus belle à l'assaut de l'en-but anglais. En bout de ligne, la troisième ligne aurait pu être à la conclusion d'une belle action d'envergure si elle n'avait pas mis les pieds en touche. Sans doute l'occasion la plus franche de revenir dans la partie.

L'essai du match : Sarah Bern (61ème)

Après vingt minutes de défense héroïque dans leur camp, les Françaises, fatiguées par cette débauche d'énergie ne pourront arrêter la pilier anglaise qui fait sauter le verrou tricolore tout en puissance.

La joueuse du match : Marlie Packer.

Face à Marjorie Mayans, la troisième ligne aile anglaise n'a pas pris le dessus sur sa vis a vis mais souvent mis les siennes dans le sens de la marche. Percutante en attaque et dévouée en défense, elle a plus que participé au succès des siennes ce soir.

Les meilleures :

Pour l'Angleterre : Packer, Bern, Scarrat

Pour la France : Corson, Mayans, Annery, Izar

Par Rémy Doutre

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