Greig Laidlaw : « Avec Morgan, on peut se compléter et s’aider »

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    Greig Laidlaw : « Avec Morgan, on peut se compléter et s’aider »
Publié le , mis à jour

Entré en jeu plus tôt que prévu en raison de la blessure au genou de Morgan Parra, Greg Laidlaw a savouré sa première sous les couleurs de sa nouvelle équipe, qu’il dirige déjà en français sur le terrain.

Quelles sont vos sensations après ce baptême en jaune et bleu ? 

Pour une première, je suis plutôt content. J’ai commis quelques erreurs, que j’espère corriger contre Bordeaux. Je suis entré dans le match plus tôt que ce à quoi je m’attendais à cause de la blessure de Morgan, j’espère qu’il sera rétabli la semaine prochaine. J’ai tout de même bien aimé la manière dont nous avons joué, j’ai essayé de m’y intégrer au mieux en prenant quelques initiatives. Je suis vraiment heureux d’avoir intégré l’équipe, même si je sais que les choses sérieuses ne font que commencer.

Avez-vous déjà réussi à enregistrer tous les systèmes et combinaisons de Clermont, moins d’un mois après a tournée des Lions en Nouvelle-Zélande ?

Je suis arrivé il y a trois semaines, mais je n’ai pleinement intégré le groupe que depuis quinze jours. Après la tournée des Lions, je n’ai pas pris beaucoup de repos, car c’était important pour moi de rejoindre au plus vite mon nouveau club pour le découvrir et apprendre au plus vite certaines choses… Pour ce qui est d’intégrer les systèmes et les combinaisons le temps était un peu court, même s’il me semble que ce soir (vendredi, N.D.L.R.), cela n’a pas été si mal. Déjà, je comprends ce que les joueurs se disent, ainsi que la manière dont veut jouer l’équipe. C’est un bon début, et cela va aller de mieux en mieux, petit à petit.

Avec le dépaysement, les joueurs étrangers disent souvent se sentir dans la peau d’un junior…

Parfois il y a un peu de ça, oui… Mon accent n’est pas encore terrible, j’ai parfois un peu de mal à me faire comprendre. Mais bon, j’apprends de nouveaux mots chaque semaine. C’est chouette de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, si loin de chez soi…

Au-delà de la vie quotidienne, parvenez-vous déjà à vous exprimer en français sur le terrain ?

De toute façon je suis obligé, puisque toutes les annonces sont effectuées en français (rires). Et pour commander mes avants, j’ai essayé de faire du mieux que je pouvais. J’ai tout de même pris mes premiers cours de dès que j’ai signé à Clermont, J’avais quelques restes de l’école, également. Mais depuis que je suis là, je continue à travailler le langage, en particulier le vocabulaire du rugby, afin d’être efficace le plus vite possible.

Avez-vous été surpris par la ferveur du public pour un simple match amical ? 

C’est énorme ! C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a motivé à rejoindre un club comme Clermont, où la passion et la ferveur du public est immense pour tous les matchs, et reconnue dans toute l’Europe.

Et en ce qui concerne les applaudissements pendant vos tirs au but ?

 (il se marre) J’avais entendu dire que c’était une culture des supporters ici… Je n’ai donc pas vraiment été surpris ! Mais cela fait drôle, c’est vrai. Je suis plus habitué au silence, d’habitude… Heureusement, les deux coups de pied que j’ai eus à tenter sont rentrés, donc c’était un bon début… Cela prouve que les applaudissements ne me dérangent pas ! Ils peuvent continuer, pas de souci. (rires) Vous allez cohabiter cette saison avec Morgan Parra, qui jouit depuis de longues saisons d’un statut d’incontournable à Clermont

Comment appréhendez-vous cette concurrence ?

 Je pense sincèrement que nous pouvons nous compléter et nous aider l’un l’autre. La saison en France est très longue, entre le championnat, la Coupe d’Europe… Pour jouer de front les deux tableaux, il faut une profondeur d’effectif et de la concurrence. C’est ce que Franck Azéma souhaite imposer depuis quelques saisons, et je veux bien sûr m’intégrer dans cette optique. Cela a d’ailleurs été la force de l’équipe la saison dernière, où plus de cinquante joueurs ont tourné, je crois… Et cela doit le rester si l’équipe veut conserver de gros objectifs. Cette année encore, il y aura besoin de tout le monde. Pour être honnête, je ne suis pas sûr qu’il soit possible de constituer beaucoup de squads aussi forts et denses que celui de Clermont. À titre personnel, je n’avais jamais connu cela ! Alors, il faut bien sûr s’en servir…

Nicolas Zanardi
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