Colomiers : nouveau sommet !

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    Colomiers : nouveau sommet !
Publié le , mis à jour

Sans pression Colomiers recevra l’ogre catalan nantis de quelques certitudes. Les Columérins seront-ils capables de confirmer le succès glané à Aurillac ? 

Décidément, l’expression « être au pied de la montagne » résume parfaitement la situation des Columérins en ce tout début d’exercice. Et nul besoin d’avoir recours aux services d’un agrégé de géographie pour rappeler que le Canigou si cher aux Catalans culmine loin, loin au-dessus du niveau de la mer… Oui, Perpignan est un « cador » (sic) qui vient de réussir « un très bon match aux dépens de Bayonne » comme le reconnaît très volontiers Olivier Baragnon. En toute connaissance de cause puisque le manager du staff où l’on retrouve Marc Dantin et Julien Sarraute était présent dans les tribunes d’Aimé-Giral, samedi dernier, histoire de se faire une idée un peu plus précise encore des deux prochains adversaires de cette rentrée des classes. Du moins, à domicile. Alors, sous pression, les Columérins ? Oui, certainement, même si ce concept est à double tranchant : « On peut tout aussi bien l’envisager sous l’angle du stimulant dans ce qu’il a de plus positif. » Et c’est vrai, les Haut-Garonnais ont beaucoup plus à gagner qu’à perdre lors de ce deuxième acte. Non seulement les Usapistes en feront souffrir d’autres, mais la vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain. Alors, si le « carton » infligé aux Bayonnais a marqué les esprits, il est bon de s’appuyer sur le capital confiance emmagasiné en altitude, lors de la journée inaugurale. Nul ne s’y trompe en effet, pour Olivier Baragnon et quand bien même la nuance est subtile, qui privilégie le « caractère exceptionnel de la performance » à « l’exploit » proprement dit : « S’imposer hors de ses bases, cela n’est pas banal, certaines équipes en finissent parfois avec leur parcours sans avoir ramené de succès à l’extérieur. »

Colomiers a changé de costume

La saison dernière, Aurélien Beco et ses coéquipiers avaient effectué trois périples fructueux. Pas mal, pas mal du tout même, en dépit d’un dénouement favorable au concurrent biarrot. L’ancien sociétaire de Limoges n’établissait pas pour autant de comparaison entre la récente victoire à Aurillac et celle à Oyonnax : « Il s’agissait du superfavori pour la remontée directe en Top 14, et puis, deux journées avaient déjà été disputées ». Reste que, dans la partie du vestiaire qui leur était dévolue du côté de Jean-Alric, le ressenti général était celui d’un réel bonheur. « Quand le résultat est assorti au contenu, il y a de quoi être satisfait, surtout que l’état d’esprit est à citer en exemple », renchérit Olivier Baragnon. Et pourtant, impossible de faire admettre aux Columérins qu’ils ont changé de costume. Modestie viscérale oblige. Et puis, l’objectif qui consiste à accumuler les prestations de qualité reste à atteindre. Pour le tout le monde. « Je n’ai pas trop l’habitude d’analyser les adversaires », conclut notre interlocuteur qui voue un respect identique à toutes les équipes en lice : « Nous avons été mis à l’épreuve sur de longues séquences vendredi dernier, les valeurs respectives du vainqueur et du vaincu sont proches. » Autant dire que les visiteurs pourront compter sur tout, tout, sauf sur le fameux « péché d’orgueil » inhérent à une trop grande confiance en soi. Et c’est vrai, en cet avant-dernier mardi d’août, c’était du genre « silence dans les rangs » tellement le groupe s’est montré à l’écoute de ses mentors. On ne saurait y voir plus probant gage de maturité…

Par Philippe ALARY

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