Lise Arricastre : « il ne fallait pas pousser comme des ânes »

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    Lise Arricastre : « il ne fallait pas pousser comme des ânes »
Publié le / Mis à jour le

Pilier gauche des Bleues, Lise Arricastre a terminé sa deuxième Coupe du monde par un match sérieux, marqué par des avancées claires en mêlée. Elle fait pour nous un petit bilan.

La mêlée française a dominé, on suppose que vous avez vécu ça comme une satisfaction ?

Disons que nous avons eu une mêlée intelligente. Une mêlée qui avance énormément n’est pas toujours la meilleure des choses. Par exemple à gauche, de mon côté, ça avançait tout de suite beaucoup car ma vis à vis ne poussait pas énormément. Donc il ne fallait pas que nous, nous poussions comme des ânes. Il fallait garder de la puissance mais ne pas pousser pour pousser.

Pourquoi ces précautions ?

Le but c’est de rester dans l’axe pour ne pas risquer une sanction de l’arbitre. Nous sommes énormément surveillées dans ce secteur. Les Américaines faisaient elle exprès de subir pour tourner les mêlées ? Sincèrement je ne sais pas, mais certaines équipes le font.

Dans ce cas, c’est Gaëlle Mignot qui commande la poussée ?

Avant l’entrée, nous avons une annonce, puis la talonneuse nous parle mais ça se fait aussi beaucoup au ressenti des piliers.

Dans quels domaines vous êtes vous imposées dans cette petite finale ?

La défense ne fut pas si mauvaise. Je pense aussi que ce groupe a une faculté à se relever même après avoir un peu piqué du nez. Ensuite, je crois que nous recueillons les fruits d’une préparation physique plus évoluée qu’il y a quelques années. Et comme nous avons des filles qui ont des qualités techniques énormissimes...

Avez vous trouvé ces Américaines dangereuses ?

Oui, dans beaucoup de domaines. Pour les avoir rencontrées en automne il y a deux ans et à Salt Lake City lors d’une tournée d’été, j’ai trouvé qu’elles avaient progressé dans les déplacements, mais aussi dans la dimension physique. Elles ont toujours été gaillardes mais désormais on les sent toniques. 

Quel souvenir garderez-vous de cette Coupe du monde ?

Un grand souvenir forcément, même si malheureusement nous retrouvons cette troisième place. Mais on l’a, on ne l’a pas laissée. J’ai vécu plein de bons moments, même si j’aurais du mal à en retenir un en particulier. Chaque match comporte son lot de joies et de peines. Mais si je dois avoir un regret, c’est le fait de ne pas avoir pu imposer notre jeu contre l’Angleterre à cause de la météo ou plutôt d’avoir joué le jeu que nous faisions d’habitude alors qu’avec ce temps, il n’aurait pas fallu.

Jérôme Prévot
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