Christopher Ruiz : « une victoire personnelle »

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    Christopher Ruiz : « une victoire personnelle »
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Dans l’ombre d’une lourde défaite l’ouvreur Christopher Ruiz, qui a connu des blessures à répétition, entrevoit la lumière.

Dix ans après l’avoir quitté lors de la descente de Narbonne en 2007, vous retrouviez samedi le Top 14. Vos sensations ? 

Je me souviens encore de mon premier match face au Stade français à la maison ou de ma première titularisation à Castres. Et ce soir (samedi), je me suis aperçu que le niveau était monté d’un cran sur les plans du défi physique et de la vitesse du jeu. Je suis lessivé, mais très heureux de revenir dans l’élite.

Est-ce aussi pour vous un soulagement, après avoir enchaîné les blessures l’an passé (trois matchs joués pour sa première saison à Oyonnax) ? 

Pour moi, au-delà de la déception collective liée à la défaite, c’est déjà une victoire personnelle d’avoir pu terminer un match sans blessure musculaire. Cela faisait près ou plus d’un an que ça m’était plus arrivé ! Ça me fait donc du bien de sortir d’un terrain sans avoir à passer par la case examen, pour connaître la gravité de ma blessure à la jambe.

Regrettez-vous vos erreurs défensives, comme une « 89 » d’école encaissée côté fermé, qui coûte au final très cher ?

Effectivement, mais je regrette encore plus notre incapacité à conserver la balle sur nos temps de jeu, car dès qu’on l’a tenue, on a montré de belles choses en attaque. C’est dommage, car nos adversaires n’étaient pas très sereins en première période. On aurait pu et dû mieux faire dans ce domaine pour les rendre fébriles, en mettant plus d’intensité dans nos courses et d’agressivité sur nos duels.

Comment expliquez-vous les entames de mi-temps ratées (trois essais encaissés) ? 

C’est surtout celle de la seconde période, où on encaisse deux essais en quinze minutes, qui fait mal. À ce niveau-là, c’est beaucoup trop. Nous avions décidé de tenir plus nos munitions après la pause, mais malheureusement, on n’avance pas au contact et on fait des en-avant. Après, on a eu du mal à contenir les Picamoles, Du Plessis, Willemse et consort, qui charge constamment. Certes, l’équipe avait beaucoup tourné et n’a pas encaissé soixante points, mais nous restons dessus de notre production. À nous de vite basculer.

Dès la réception d’Agen le week-end prochain, qui compte presque « double »… 

Forcément, car nous n’avons décroché que deux points contre Toulouse lors d’un match qu’on aurait dû gagner. Et qu’on reçoit maintenant l’autre promu. Je ne vais donc pas vous faire un dessin : il y aura contre Agen un besoin impératif de succès. On a envie d’être ambitieux, car nous n’avons pas peur des Agenais ! L’objectif est de triompher avec la manière. Moi, j’espère pouvoir enchaîner cette saison sans connaître de pépins physiques.

propos recueillis par Julien Louis

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