Paris se paie le leader

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    Paris se paie le leader
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Le Stade français s'est imposé face à Montpellier (31-20) samedi sur sa pelouse du Stade Jean-Bouin. Une victoire logique face à un leader du Top 14 dépourvu d'argument pour faire face à la vitesse mise par les Parisiens.

Le résumé

A tout dire, on s'attendait à une toute autre prestation de la part du leader du Top 14. Clairement, Montpellier n'a pas assumé son statut. Dépassés par la vitesse mise par le Stade français, les joueurs de Vern Cotter ont encaissé deux essais logique durant les vingt-cinq premières minutes. Deux essais signés du Fidjien Waiséa (10e et 24e). Ce n'est finalement qu'en fin de première mi-temps que le MHR a commencé à véritablement reprendre le contrôle du ballon. Et à occuper un peu plus le camp parisien. Il aura tout de même fallu attendre un carton jaune infligé à Macalou (38e) pour que Montpellier, sur un ballon porté, parvienne à réduire le score (20-10, 39e). Une supériorité numérique mise à profit encore un peu plus en début de seconde période par un nouvel essai signé Nadolo (42e). A part ça ? Rien ou pas grand chose. Le Stade français s'est même permis à plusieurs reprises à bousculer la mêlée montpelliéraine, le pilier droit Guillamon écopant d'un carton jaune à son tour (52e). Surtout, les Parisiens, toujours grâce à beaucoup de vitesse, ont su se mettre à l'abri autour de l'heure de jeu en inscrivant un troisième essai par l'arrière néo-zélandais Tonyu Ensor. Bref, une victoire logique et méritée.

L'essai du match

Déjà à l'origine du premier essai (10e), le demi de mêlée Arthur Coville a remis ça peu avant la 25e minute de la rencontre. Derrière une mêlée plutôt dominatrice, le jeune espoir de 19 ans choisit de partir dans le côté fermé pour un jeu au pied rasant savamment dosé. A la réception, le premier, c'est Julien Arias qui, lui aussi, tape un coup de pied de recentrage. Et après un cafouillage, c'est ce même Arias qui relève le ballon pour Sekou Macalou. Ce dernier sert alors le trois-quart centre Waiséa qui conclut un magnifique mouvement parisien. Qui a dit que la mêlée ne pouvait plus être une rampe de lancement efficace ?

L'homme du match

On aurait pu vous parler de la performance du doyen du Stade Français. Julien Arias a démontré que le poids des ans ne pèse pas sur lui. Mais on a a choisi de mettre en lumière le plus jeune joueur de la rencontre. Ce n'était que sa deuxième titularisation en Top 14, mais Arthur Coville a tout pour s'installer durablement derrière la mêlée du Stade français. Le gamin de 19 ans, formé à Vannes, a lourdement pesé sur le sort de la rencontre. D'abord, il a été à l'origine des deux premiers essais parisiens en effectuant deux choix décisifs. Ensuite, il a démontré toute sa maturité en prenant à plusieurs reprises le jeu au pied d'occupation à son compte. Mais aussi avec un jeu au pied offensif posant souci à la défense du MHR. Enfin, il a su animer sa zone de jeu tel un vieux briscard, créant de l'incertitude et s'engouffrant dans certaines brèves avec une franche réussite.

Les meilleurs :

Paris : Coville, Waiséa, Arias, Macalaou, Ensor, Alo-Emile, Bonfils

Montpellier : B. Du Plessis, Van Resburg, Fall

Arnaud Beurdeley
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