Pays Sud toulousain : la passion de Maryse

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Maryse Soulan à 43 ans et oeuvre avec succès au sein de la formation du Pays Sud toulousain dont elle est un élément moteur.

Casque vissé sur la tête, un physique longiligne qui porte fièrement la tunique de la formation de Pays Sud toulousain flanquée du numéro 10. L’ouvreuse qui évolue aussi au centre se nomme Maryse Soulan, une joueuse essentielle de cette équipe haut-garonnaise évoluant au sein du troisième niveau national. Dans son club, les éloges et les qualificatifs ne manquent pas pour honorer cette joueuse de quarante-trois printemps. À commencer par son entraîneur Philippe Monnereau « C’est une joueuse extraordinaire tant pas son état d’esprit que son sérieux affiché aux entraînements ou en matchs. Sur le plan professionnel, elle a des responsabilités comme cadre à la sécurité sociale. Sur le terrain, elle est irréprochable. C’est aussi une forte personnalité qui a obtenu avec succès son diplôme d’entraîneur alors que dans sa promotion il n’y avait que des hommes. Maryse est une pépite pour le club. »

Début à 19 ans

Et pourtant, très jeune, elle n’était pas très motivée par la pratique sportive. « Je suis venue au rugby à l’âge de 19 ans. À l’époque, nos copains jouaient en junior dans l’équipe du Foussereret. Le groupe de filles que nous étions, nous avons décidé de créer une équipe sur coup de tête. C’était en 1993. » Le début fut ponctué par de mémorables défaites dont un cuisant (93-0) à Rivesaltes. Quelques années après, la structure a déposé les armes. Maryse a quitté les crampons pour épouser la fonction de dirigeante. En 2010, le club est sorti de son sommeil, elle a remis le bleu de chauffe. Sa carrière a pris une autre dimension lorsque le Fousseret en 2015 est devenu Pays Sud toulousain. « Il y a trois ans, Francis Cabal, Pierre Sentenac ont mis en place un projet intéressant. Je n’ai pas hésité à reprendre du service. Je ne le regrette pas, car le rugby m’a beaucoup apporté. J’ai eu la chance de jouer avec mes deux sœurs. L’an dernier, nous avons vécu une année extraordinaire avec comme récompense la demi-finale face à Narbonne (défaite 3-12). Le seul regret que j’ai c’est de ne pas avoir eu la chance de disputer une finale », dit-elle. Pour la saison à venir, elle ne sait pas encore si elle va prolonger sa carrière. Une chose est sûre, elle sera toujours fidèle à son club soit comme dirigeante ou éducatrice des formations moins de 15 ou moins de 17 ans.

Didier Navarre
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