Saverdun, un bastion en résistance

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    Saverdun, un bastion en résistance
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Avec un budget modeste, Saverdun arrive à tirer son épingle du jeu à ce niveau de compétition. Dans une poule relevée, les Ariégeois ont pour ambition de se maintenir.

Dans l’univers du rugby ariégeois, Saint-Girons, Lavelanet, Pamiers et Foix incarnent le carré d’As du département qui naguère s’était illustré au sein du plus haut niveau national. Aux portes de Toulouse et du Lauragais, il y a un club qui a également donné des couleurs, du relief à l’ovale ariégeoise c’est celui de l’union athlétique saverdunoise. Certes, les rouge et noir de la Basse Ariège n’ont jamais connu la joie de la révolue première division de l’époque. En revanche, le club qui a guidé les premiers pas d’Aldo Quaglio et Fabien Pelous peut se flatter d’être la structure la plus titrée du département. « Entre 1969 et 2014, nous comptons un total de huit titres nationaux dont deux avec l’équipe fanion, quatre avec la réserve en Fédérale 3 et deux avec les jeunes dont un avec les cadets et le dernier en 2014 avec l’équipe junior Phliponeau. Le plus émouvant, c’est le premier en 1969 en Troisième division où nous battons en finale, l’équipe de Monein où évoluait à l’époque l’international palois, Jean Piqué. Pour ma part, celui qui a marqué le plus ma mémoire de supporter. C’est celui de 1984 en Honneur. L’année avant, nous étions descendus. Un an après, nous sommes champions de France face à Saint-Vallier où jouait Elie Cester. Nous remontons aussi en Troisième Division et depuis nous avons toujours évolué en Fédérale 3 ou 2 », résume « Alex » un inconditionnel du club, véritable mémoire vivante de l’UAS.

"Si nous descendons il n'y aura pas de révolution"

Cette année, l’équipe fanion n’ambitionne pas le sacre national au printemps prochain. Dans une poule relevée avec des cadors tels que Villefranche-de Lauragais, Pamiers, Mazamet, Leucate, les Toulousains du FCTT, Millau, les Saverdunois ont le mérite d’exister et de participer. Ils ne comptent pas jouer les premiers rôles, mais de valider en fin de saison une cinquième participation consécutive à ce championnat du deuxième échelon fédéral. « Le maintien est un objectif tout à fait raisonnable. Avec un budget de 300 000 euros, nous ne pouvons pas faire des miracles face à Pamiers, Leucate, Mazamet. Notre véritable championnat, nous le livrons face à des formations du calibre de Castelnaudary, Balma, la Salanque, des équipes qui sont vraiment à notre portée. Mais ce dont nous sommes fiers c’est d’aligner au sein des deux équipes seniors 80 % de joueurs originaires de Saverdun et des alentours. Nous possédons deux excellents entraîneurs Michel Rieu et Michel Lopez qui tirent vraiment le groupe vers le haut », résume le co-président Christian Bonadeï. Un président flatté d’accueillir à chaque rencontre à domicile, un minimum de 1 000 spectateurs. « À Saverdun, le rugby appartient au patrimoine local. Dans la majorité des foyers saverdunois, il y a toujours, un membre de la famille qui a eu un lien avec l’UAS. Un match à Saverdun c’est toujours un moment de fête. », ajoute le co-président. Dimanche prochain, ils seront présents et nombreux à Paul-Fines pour accueillir Millau, un match (déjà) capital pour le maintien. Mais, ce n’est pas pour autant que le corps dirigeant met la pression sur ses troupes. « Si nous descendons, il n’y aura pas de révolution. Il y aura toujours du rugby à Saverdun que ce soit en Fédérale 2, 3 ou en Honneur », soutient Christian Bonadeï.

Par Didier Navarre

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