Toulouse, là où tout à commencer pour le XV de France

  • Un acte fondateur
    Un acte fondateur
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Avant de rencontrer l’Irlande à Toulouse, la France avait déjà évolué dans la Ville rose. Elle avait remporté le championnat d’Europe 2004 face à l’Angleterre. Souvenirs, souvenirs...

En ce temps-là, au début de l’année 2000, l’équipe de France n’avait pas les honneurs de la télé. Les exploits des Bleues étaient alors relatés dans la presse écrite. Les tricolores n’avaient pas les honneurs du tube cathodique et pourtant elles étaient talentueuses. En cette saison 2004, elles avaient marqué les esprits en remportant le Grand chelem devant l’Angleterre après une rencontre homérique à Bourg-en-Bresse. Quelques semaines après cet exploit, elles étaient engagées sur un autre front, celui du championnat européen qui était organisé au tout début du mois de mai en Midi-Pyrénées. Fortes de leur victoire dans le Tournoi, les Tricolores n’avaient pas eu à forcer leur talent pour se retrouver en finale. En quart de finale, elles avaient dominé l’Espagne à Castres (24-5) et confirmé trois jours après à Saint-Orens face à l’Écosse (25-6). De son côté, l’Angleterre avait dominé les Pays Bas et le pays de Galles. Le 7 mai 2004, au stade des Minimes de Toulouse, Françaises et Anglaises se sont retrouvées pour l’obtention du titre continental Fira.

Devant 3 000 spectateurs.

À l’occasion de cette finale, au doux parfum de revanche pour l’Angleterre, trois mille spectateurs étaient venus encourager les protégées de Benoît Oszustowicz et Philippe Laurent. Longtemps, la rencontre est demeurée indécise. À moins de dix minutes du terme, l’Angleterre menait (6-3) à la faveur d’une pénalité et d’un drop de son ouvreuse, Cathy Rae. Finalement, l’équipe de France trouva la solution par une percée de Delphine Plantet, trouvant au relais l’attaquante catalane, Cathy Devilliers pour l’essai de la victoire (8-6). Une victoire vraiment inoubliable pour Philippe Laurent « Après le Grand chelem, nous avions confirmé en remportant le championnat d’Europe face à une excellente équipe anglaise. Cette finale, je pense qu’elle a été un acte fondateur pour l’essor du rugby féminin. Après ce double sacre, cela nous a permis de mettre en place des actions pour le développement. Ce titre européen a marqué la carrière de beaucoup de joueuses. »

L’équipe de la finale Lemazurier ; Devillers, Agricole, Boukerma, Elodie ; (o) Sartini, Provost (cap) ; Mounier, Plantet, Sagols ; Devroutte, Bonnin ; Gélis, Salles, Irazu. Sont entrées en jeu : Le Duff, Jenevein, Marce.

Didier Navarre
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