Rugby Social Club

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Au cœur des quartiers nord, le RCM, entre rugby et proximité social, est devenu un acteur important du secteur.

L’été prochain, le RCM, Rugby Club Marseillais, va fêter ses 5 ans. Après la chute du géant marseillais, il n’y avait plus de club dans les quartiers nords de Marseille. Une poignée de passionnés a alors repris le flambeau. Autour de Luc Andrieu, l’actuel directeur sportif, alors en reconversion professionnelle, une équipe s’est montée pour faire continuer de faire vivre la flamme de l’ovale dans ce secteur déshérité, à la si mauvaise réputation : les vice-présidents, Agnel Fasano et David Chataigner, le trésorier, Christophe Neiro, et la secrétaire, Mireille Fasano. La présidente, Jacqueline Friet, ancienne professeure d’EPS, vient du secteur Jeunesse et Sports. Cette équipe de passionnés a réussi son pari. Au début de la saison 2013, le club comptait vingt licenciés à l’école de rugby. Aujourd’hui, il a dépassé la barre des trois cents licenciés, avec une nouveauté, l’ajout d’une équipe senior féminines, en Fédérale1. Une belle réussite sur une terre que certains pensent réservée au football. Mais il n’y a toujours pas d’équipe masculine, tant que les minots ne sont pas en âge. Déjà, cette saison, une première équipe Juniors a été créée, en entente avec Berre, le temps que les effectifs grossissent. Autour du stade Roger-Couderc, partagé avec le XIII, la mission est double. Il s’agit bien sûr de transmettre et de véhiculer les valeurs, amateurs, de l’ovale. Mais aussi de remplir une mission sociale, tournée vers un public loin d’être privilégiée. En lien avec les centres sociaux et les établissements scolaires, le club propose plus que du rugby. Pour y parvenir, il a créé trois emplois : un poste d’agent de développement postes occupés par Luc Andrieu, le directeur sportif du club, et deux postes d’éducateurs sportifs occupés par Nicolas Mizzi et Benjamin Paret. 

Fidèles à la tradition rugbystique

Entre soutien scolaire, deux fois par semaines, à vingt-quatre 6e et 5e du collège Massenet, suivi d’une heure trente d’initiation au rugby ou animation au pied des immeubles, en lien avec les bailleurs sociaux, Luc Andrieu et son équipe d’éducateurs, tous formés, qu’ils soient professionnels ou non, ne ménagent pas ses efforts. « On arrive le matin à 9 h 30 dans des zones rarement occupées par ce genre d’animation d’habitude, sourit Luc Andrieu. Et on propose différents ateliers, collectifs ou individuels. » Des liens ont également été tissés avec les parents des jeunes licenciés. Fidèles à la tradition rugbystique, chaque équipe de l’école de rugby organise, une fois tous les deux mois un repas où chaque parent amène des plats. « Ils accompagnent lors des déplacements, ils font les goûters, rappelle la présidente, Jacqueline Frilet. Dès le départ, nous avons voulu les investir dans notre projet. » Le revers de la médaille est que le club commence à se sentir à l’étroit au stade Roger-Couderc avec tous ses licenciés et toutes ses équipes. Le genre de problème qu’il aurait sûrement rêver avoir à résoudre il y a cinq ans quand l’aventure à commencer…

Par Sébastien Fiatte

 

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