Perpignan dompte sa bête noire

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    Perpignan dompte sa bête noire
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Trois ans après, l’Usap est enfin parvenue à battre Colomiers, ce dimanche à Aimé-Giral (40-13).

LE MATCH 

Le choc de cette 22e journée réunissait deux bonnes connaissances. Colomiers, bête noire de l’Usap, se déplaçait à Aimé-Giral dans l’espoir de réaliser une performance pour la troisième fois consécutive. Les Catalans, eux, n’avaient plus battu l’USCo depuis le 24 août 2014 et leur première match en Pro D2, ils ont mis fin à plus de trois ans de disette de la meilleure des manières. Propulsés par un premier acte de haut vol, avec trente points passés aux Haut-Garonnais, les Sang et Or se sont adjugés leur neuvième succès de la saison à Aimé-Giral. Le neuvième auréolé du bonus offensif. Derrière Jens Torfs (8e), Adrea Cocagi (32e) et Enzo Selponi (35e) dans les premières quarante minutes. Perpignan a géré son avance malgré la réplique de Youssef Saadia (24e). Toujours aussi précieux, le pied de Jonathan Bousquet a fait le reste (20 points, 8/8), dans une seconde période à la physionomie complètement différente et à la tension palpable. Presque inespéré, l’essai de Mathieu Acebas à deux minutes du terme de la rencontre finira par enivré les travées d’Aimé-Giral. L’Usap est enfin parvenu à dompter sa bête noire, et capitalise encore en vue de sa quête des demi-finales. Colomiers devra réagir à la reprise. 

L’ÉSSAI : JENS TORFS (9E)

Il est venu planter le décor d’une rencontre très plaisante, entre deux équipes joueuses et décomplexées au cours du premier quart d’heure. Sur une action de plusieurs minutes, entrecoupées par une série d’innombrables turnovers, l’Usap est venue inscrire le premier essai de la partie. À l’image d’Enzo Selponi, légèrement touché au sol, un doux parfum de K.O. a accompagné les multiples relances perpignanaises. Au terme de l’une d’entre elles, menée par Alan Brazo puis Julien Farnoux, les Catalans trouvent de plus en plus les brèches. Les Columérins se dégagent avec difficulté, Shahn Eru parvient à passer après contact à Jens Torfs. Le trois-quart centre belge, tout en puissance, termine le travail dans les 22 derniers mètres. Pour la première banderille catalane de la rencontre.

LE TOURNANT : L’EN-AVANT DE SEBASTIEN POET (59E)

33 à 13 peu avant l’heure de jeu. Perpignan domine les débats grâce à sa première période de grande facture. Si les deux équipes se neutralisent au retour des vestiaires, Colomiers va avoir l’opportunité d’entamer une folle remontée comme celle de la saison passée. Mais les Haut-Garonnais ne vont pas avoir la même réussite. Sur les derniers mètres sang et or depuis quelques minutes, Colomiers enchaînent les pénalités en sa faveur et est en quête de son deuxième essai de la rencontre. Le ballon est écarté au large, le surnombre est présent à destination de Nicolas Plazy au bout de ligne… Mais la passe volleyée de Sébastien Poet est en-avant. Les Columérins gâchent leur plus grosse opportunité de la rencontre et se font même pénaliser sur la mêlée suivante. Perpignan ne concédera pas le moindre point en seconde période.

LE JOUEUR : YOHAN VIVALDA

Impressionnant d’activité, continuellement dans l’avancée, le deuxième ligne de Perpignan Yohan Vivalda a porté les siens ce dimanche d’après-midi. S’il n’a pas été décisif et s’il est sorti peu avant l’heure de jeu, celui qui a porté les couleurs de Colomiers a pris une grande part à la victoire des Usapistes et à leur ascendant dans le défi physique. Le public d’Aimé-Giral ne s’y est pas trompé : sorti ovationné par les travées catalanes, Yohan Vivalda a été l’un des hommes forts de Perpignan aujourd’hui. 

LE MOMENT : LA SORTIE DE JEAN-PIERRE PEREZ (66E)

Comme un symbole. Pour son retour à Aimé-Giral, le Catalan Jean-Pierre Perez aura livré unes prestation somme toute discrète ce dimanche après-midi. Ce qui n’a pas empêché le public sang et or d’acclamer son dernier héros du Brennus 2009 au moment de sa sortie. Comble de l’émotion, le troisième ligne a cédé sa place (sur carton jaune d’un coéquipier) à la 66ème minute… Avant de disputer les dernières minutes de la rencontre.

Par Émilien Vicens

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