le grand écart

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Les deux entraîneurs, choix prioritaires pour intégrer le staff des bleus fin décembre, doivent aujourd’hui trouver les clés pour permettre le rebond de leurs hommes.

Comme le temps file vite. Il y a deux mois, après l’éviction du trio Novès-Bru-Dubois à la tête du XV de France, Patrice Collazo et Franck Azéma étaient au centre de toutes les attentions : ils étaient les choix prioritaires de Bernard Laporte pour devenir les adjoints de Jacques Brunel dans le staff des Bleus. Logique. Le Rochelais sortait d’une année et demie exceptionnelle, ponctuée par le meilleur parcours de la phase régulière la saison passée et un carton plein lors des trois premiers matchs de l’histoire du club en Champions Cup. Le Clermontois était champion de France et vice-champion d’Europe en titre. Surtout, leur influence respective dans les résultats de l’ASR ou de l’ASMCA était évidente, autant que leur légitimité. Cela ne les empêche pas aujourd’hui et à des degrés différents, d’être confrontés à des situations périlleuses. Il ne s’agit pas de remettre en cause leurs qualités de techniciens, lesquelles sont reconnues, mais de souligner à quel point ce métier peut s’avérer instable.

Face à la cascade de blessures qui touche son groupe et à l’envol des derniers espoirs de qualification en championnat, Azéma doit trouver les ressources pour redonner confiance à ses hommes et ainsi leur livrer les clés d’un historique parcours européen, ultime chance de sauver une saison moribonde. Ceci quand Collazo a pour objectif de faire réagir ses troupes, battues pour la première fois depuis des lustres à domicile, et enrayer au plus vite la perte de vitesse perceptible ces récentes semaines. C’est à ce prix qu’ils renforceront la réputation qui était la leur il y a encore quelques semaines.

Jérémy Fadat
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