Marti soutient Teague

La série noire des Bordelais n’a pas affecté le soutien du président bordelais à son entraîneur anglais. Pour l’homme fort de l’ubb, il incarne la nouvelle politique de son club. Il a même prolongé son contrat.

C’était inévitable. La défaite de l’UBB face à Oyonnax, 20-26 a échauffé les imaginations. L’UBB reste sur six défaites consécutives (toutes compétitions confondues) depuis mi-janvier. Depuis le départ de Jacques Brunel pour le XV de France, son remplaçant Rory Teague n’a gagné que deux rencontres, les deux premières face à Lyon puis face aux Newport Gwent Dragons en Coupe d’Europe. Est-il menacé pour autant, maintenant ou en fin de saison ? Certaines voix envoyaient même Gonzalo Quesada, en partance du BO, en Gironde. Mais Laurent Marti est resté très ferme : « C’est quand même fou ! L’avenir de Rory Teague est très limpide. Je viens de prolonger son contrat jusqu’en juin 2021 (il avait signé pour trois ans l’été dernier, N.D.L.R.). Nous travaillons main dans la main pour faire franchir une étape au club. »

 Bien sûr, on imagine que la politique de Teague de se séparer de joueurs cadres ainsi que des membres du staff a provoqué des grincements de dents dans l’effectif. Mais même si son moral n’est pas au zénith et s’il a pris des avis de-ci de-là, Laurent Marti maintient son soutien à son technicien dont il estime que les méthodes sont à même de tirer l’Union Bordeaux-Bègles vers le haut. Pour le président, le problème est ailleurs. Il le situe au niveau de sa propre stratégie. « Nous avions une politique de formation et de recrutement de jeunes Français à fort potentiel. Celle-ci est en train de se retourner contre nous. »

Un rejet ? « absolument pas»

Le tribut payé au XV de France par l’UBB (quatre sélectionnés dans le Tournoi, huit en novembre) est selon lui la clé des malheurs de son club surtout si on l’associe aux blessés. « À part le Racing, quel autre club du Top 8 fournit autant d’internationaux ? » Pour lui, le salut de son club passe par le recrutement de joueurs étrangers à fort potentiel et qui ne jouent plus en sélection, tels Semi Radradra et Seta Tamanivalu. Des joueurs qui auront un œil neuf sur le club et qui n’auront connu rien d’autre que le management de Rory Teague.

Reste évidemment à maintenir l’UBB en Top 14, ça reste jouable sur le plan mathématique grâce aux provisions du début de championnat. Mais le calendrier n’est pas favorable avec seulement deux réceptions en six matchs (Pau et le Racing 92). Et quand on demande à Laurent Marti s’il ne craint pas d’un rejet du coach par les joueurs (Raphaël Ibanez a connu ça en mars 2017), il répond : « Absolument pas ! »