Carter sacrifié ?

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    Carter sacrifié ?
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RACING 92 - En baisse de forme depuis deux mois, Dan Carter ne fait plus figure de titulaire indiscutable. Pour autant, peut-il sauter ?

Une telle idée aurait été impensable en début de saison. Carter sacrifié pour un quart de finale ? Et pourquoi pas Nakarawa, tant qu’on y est ? Plus les semaines passent et plus on se dit, pourtant, que l’ancien meneur de jeu des All Blacks pourrait ne pas faire partie du déplacement des Racingmen à Clermont, ce week-end. À 36 ans, Dan Carter vient d’enchaîner six titularisations en Top 14 (quatre victoires et deux défaites) mais ses performances n’ont visiblement pas conquis le staff francilien. Sur le terrain, le double champion du monde semble craindre une nouvelle blessure comme la peste, joue avec le frein à main et n’attaque la ligne que s’il y est vraiment obligé. Sorti à la 44e minute du dernier derby francilien, la star de l’effectif ciel et blanc est loin d’être l’intouchable qui avait débarqué dans les Hauts-de-Seine, deux ans et demi plus tôt. Laurent Labit, l’entraîneur des trois-quarts franciliens, expliquait dernièrement : « à son arrivée ici, Dan sortait d’une saison en Super Rugby, d’un Four Nations et d’une Coupe du monde. Il a ensuite enchaîné sur une autre saison, avec nous, jusqu’à la finale au Camp Nou. Cela n’a pas été facile, après… »

La tentation Lambie

Peu à son aise l’an passé, secoué par des affaires extra sportives et finalement incapable de sauver la saison du Racing face à Clermont, en demi-finale du Top 14, le plus grand ouvreur de l’histoire du rugby (1 598 points marqués en 112 sélections) quittera le Top 14 en juin pour s’offrir un dernier shoot d’adrénaline au Japon, un championnat beaucoup moins exigeant sur le plan physique. En attendant la quille, Dan Carter doit prouver à ses dirigeants qu’ils ne s’étaient pas fourvoyés, en cassant leur PEL en 2015. En aura-t-il seulement, t l’occasion ? À quelques jours de l’un des matchs les plus importants de l’année, Carter n’était pas du dernier déplacement du Racing à Lyon, à tel point que le Sud-Africain Pat Lambie semble tenir la corde pour démarrer le quart de finale à l’ouverture, un poste où il offre à la ligne ciel et blanche davantage de vitesse que son aîné kiwi. Reste à savoir si les deux Laurent prendront le risque de se passer de l’expérience d’un double champion du monde dans un match de phase finale. Affaire à suivre…

Marc Duzan
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