Le refus de créer une jurisprudence

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    Le refus de créer une jurisprudence
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Le comité directeur de la Fédératon a entériné la décision du bureau fédéral de ne pas suivre les préconisations du CNOSF. Une décision finalement pas si surprenante.

Par deux fois, en bureau fédéral le week-end dernier puis en comité directeur ce vendredi, la FFR a choisi de ne pas suivre l’avis consultatif mais qui dans la très grande majorité des cas fait foi, du CNOSF qui avait recommandé d’offrir à Scott Spedding, « une dérogation pour que son club employeur puisse le comptabiliser comme Jiff pendant 2 ans même s’il n’en a pas le statut ». Un choix qui pouvait paraître surprenant comme si l’institution ne soutenait pas l’un des siens. « Pas du tout ! », s’emportait ce week-end le président Bernard Laporte. « Pourquoi aller contre l’avis de la LNR, quand nous discutons ensemble et de manière constructive sur plusieurs dossiers ? Et puis, si nous faisions une exception pour Scott qui humainement le mériterait, juridiquement nous nous exposerions à d’autres procédures du même genre ».

Pour le patron du rugby français, la FFR n’avait pas d’autres choix. Et même si la décision a donné lieu à un gros débat au sein du bureau fédéral, la fédération a choisi la raison plutôt que le cœur. Elle se devait de se montrer inflexible afin de se protéger d’autres recours d’anciens internationaux, notamment de la part d’Antonie Claassen qui réfléchissait à débuter ce genre de démarche. C’est pour cela que les instances ont donc fait corps vis-à-vis d’une requête qui pouvait apparaître naturelle. Spedding possède un passeport français, a été international à 23 reprises, et se retrouve administrativement considéré comme un « étranger ». 

Attention toutefois à ne pas faire d’amalgame : la décision de la fédération ne l’empêche pas de jouer en France, ni de signer un contrat avec un club du Top 14. Mais de profiter du statut de Jiff pour obtenir une plus-value financière.

Pierre-Laurent Gou
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