Une sanction qui ne passe pas

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    Une sanction qui ne passe pas
Publié le , mis à jour

La confirmation du retrait de dix points a provoqué l’ire du président Peyraud, qui regrette une sanction disproportionnée par rapport à la faute commise. Il réfléchit à des recours.

Les sanctions prononcées par la Direction nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion (DNACG) n’en finissent pas de faire parler. Devant les micros et les stylos mais aussi en coulisses. Dans les Alpes, les sanctions ont eu l’effet d’un tremblement de terre : relégation de Chambéry (en Fédérale 2) et d’Annecy (Fédérale 3) et interdiction de montée en Fédérale 1, assortie de dix points de retrait au classement, pour Voiron (poule3 de Fédérale 2) ! « Cela me fait penser à la manière dont on nous punissait quand nous étions gamins : sévèrement, pour qu’on s’en souvienne la prochaine fois, fustige le président de Voiron, Thierry Peyraud. On pourrait aussi nous accompagner, nous guider, nous expliquer le fonctionnement. Au lieu de ça, on se débrouille par la bande, en passant des coups de fil aux autres clubs… »

Une double condamnation

Deuxième début avril, le SOV a vu le ciel lui tombé sur la tête, avec la confirmation de la sanction prononcée pendant l’hiver, suivi dans la foulée d’une défaite à domicile contre Vinay (25-26, le 8 avril). Bien campé à la deuxième place derrière Rumilly, il pouvait voir venir, avec l’avantage du terrain au premier tour des phases finales. Las, avec le retrait de points, le SOV pourrait glisser à la troisième ou quatrième place, et donc affronter Bédarrides ou Nice, les deux ogres de la poule 4, formaté pour monter en Fédérale 1. « Nous avons des partenaires qui refusent de nous aider sur un hypothétique deuxième tour, regrette le dirigeant, toujours furibond. Et il faudra qu’on m’explique comment je fais pour remplir le stade contre Nice ! Et il faudra qu’on m’explique comment l’information sort le samedi précédent le derby contre Vinay, alors que nous sommes passés le jeudi en appel. Parfois, on attend trois semaines des réponses de la Fédération… »

Plus que la lourde sanction, le courroux présidentiel concerne surtout le manque d’écoute et d’informations et l’impression que le sort était jeté avant l’appel. Le déficit de 30 000 € reconnu par le club, sur un budget de 600 000€, paraît en effet bien minime. Mais après des années de légèreté et d’abus en tout genre, l’heure n’est plus à la clémence. Le cas de Voiron, comme d’autres, a servi pour faire un exemple. « Je n’ai jamais dit qu’on n’avait pas déconné. Je reconnais que nous avons fait preuve de condescendance vis-à-vis de la DNACG lors de notre premier passage. Mais nous sommes plusieurs dirigeants a travaillé soixante-dix heures par semaine, en dehors du rugby. En ce moment, nous professionnalisons notre formation. Nous n’avons pas le temps ni les moyens de le faire avec l’administratif. »

Il reste maintenant à savoir ce que va faire Voiron. Dans un premier temps, Thierry Peyraud avait annoncé vouloir saisir le tribunal administratif. Le temps de la colère passé, le dirigeant est moins catégorique. Du moins, il veut se laisser le temps de la réflexion. « Déjà, nous sommes condamnés deux fois », argue le dirigeant pour appuyer sa volonté de contester la sanction. « Il y a l’interdiction de monter et le retrait de points. Nous allons étudier ce que cela peut nous coûter financièrement. Et le faire en concertation avec des clubs de la région. » À suivre…

Par Sébastien Fiatte

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