Une dernière respiration

Avant leur match de barrage qu’ils disputeront à Ernest-Wallon face à l’éternel rival toulousain, les Castrais se sont retrouvés dans les Pyrénées, à Saint-Lary, histoire de prendre une dernière respiration avant une semaine décisive…

Les Castrais ont toujours plaisir à retrouver le calme des Pyrénées et le cadre cosy de l’hôtel Mercure de la jolie ville de Saint-Lary. Mais cette fois-ci encore plus. « L’objectif de qualification a été atteint, nous sommes donc montés à Saint-Lary avec joie », nous confiait le deuxième ligne Loïc Jacquet. « Nous avons nos quartiers là-bas, reprenait le manager Christophe Urios, ce fut un très bon moment de partage, et comme nous ne sommes pas en finale de la Coupe d’Europe nous avons profité de ce moment pour nous resserrer, affiner notre jeu et la préparation physique de notre groupe », confiait avec un brin de malice le boss du CO. Bien sûr, les Tarnais se sont également penchés sur leur futur adversaire, le Stade toulousain et ont effectué plusieurs séances vidéos. « Le programme était plutôt classique : pour faire simple, nous avons à peu près reproduit ce que nous faisons habituellement à Castres », expliquait Jacquet. Après avoir pris leurs quartiers dans l’après-midi de lundi, les Castrais ont effectué une journée d’entraînement classique le mardi, avec une séance rugby modérée dans l’après-midi. Mercredi fut la journée la plus intense, avec une séance de musculation ainsi qu’une séquence intense de rugby. Staff et joueurs ont enfin fait un débriefing du stage le jeudi matin, avant de regagner le Tarn dans l’après-midi. Afin de retrouver un maximum de fraîcheur physique et mentale, un long week-end de trois jours a été accordé au joueurs qui ne se retrouveront ce lundi matin pour une semaine copieuse et surtout décisive. « Nous allons passer beaucoup de temps ensemble avant le barrage, il était important de laisser l’occasion aux joueurs de se ressourcer en famille », expliquait Urios.

Kava et chants béarnais

Ce stage fut aussi l’occasion de vivre des moments qui sortent de l’ordinaire. Après l’intense journée de mercredi, les Castrais se sont retrouvés autour d’un barbecue « de spécialités régionales, car j’adore les spécialités régionales », dixit Urios, lequel fut accompagné par un Kava, la traditionnelle boisson relaxante fidjienne préparée par Sitiveni Sivivatu. Un véritable choc des cultures culinaires qui ne fut pas du goût de tous, à en croire les témoignages de certains n’ayant que peu apprécié le goût légèrement terreux laissé par les racines de la plante médicinale fidjienne. Ensuite, les Castrais ont eu une visite surprise : celle d’un groupe de chanteurs béarnais : « Au départ, ils n’étaient là que pour chanter quelques chansons, raconte Jacquet, mais petit à petit, tout le groupe les a rejoints et a chanté avec eux. A mon avis, ils ont doublé voire triplé leur playlist pour nous ! C’était un bon moment. »

Une dernière bouffée d’air frais donc, avant une semaine qui s’annonce suffocante. Après deux journées normales d’entraînement lundi et mardi, les Castrais profiteront d’un dernier jour de repos mercredi avant de rejoindre l’Abbaye des Capucins à Montauban, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse où ils se mettront au vert dès jeudi après-midi. Ils effectueront leur traditionnelle mise en place dans la journée de vendredi, et rejoindront Ernest-Wallon le lendemain. Avec un plaisir non dissimulé. « C’est bien que nous affrontions Toulouse car cela va être une grande fête. L’atmosphère du match promet d’être sublime », sourit Urios. « Sur le plan sportif, affronter Toulouse ou Toulon n’aurait pas changé grand chose car ce sont deux excellentes équipes », reprenait Jacquet. « Mais le positif, c’est que nos supporters et nos familles pourront plus facilement assister au match. Mes enfants par exemple, ne seraient pas allés jusqu’à Toulon. » Et puis quoi de mieux qu’un derby pour relever une affiche déjà explosive d’un quart de finale de championnat de France ? Vivement samedi.