Ce que disent les confrontations

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Publié le , mis à jour

Vainqueurs par deux fois en phase régulière, les Héraultais s’avancent en favoris. Risqué?

Ce soir-là, Montpellier avait donné l’impression de jouer à deux l’heure. Ou à peine plus. Le 9 septembre 2017, dès la troisième journée de la phase régulière de Top 14, le MHR se déplaçait à Castres sans Cruden, Mogg, Willemse, Serfontein ou Jannie Du Plessis. ça sentait bon la bonne vieille impasse, comme le MHR en a concédé quelques-unes cette saison. Mais les Héraultais disposent d’assez d’armes, dans leurs rangs, pour jouer la gagne malgré l’absence d’une dizaine de joueurs majeurs. à la baguette, Ruan Pienaar avait déjà éclaboussé la rencontre de sa science du temps et des espaces. Dans le combat, le MHRavait plié sans jamais rompre. Et en un coup d’œil, deux accélérations et trois passes, François Steyn (sorti du banc) avait envoyé Nadolo à l’essai. Victoire imparable (22-16).

Castres, « équipe de coupe »

Cette première confrontation de la saison entre les deux équipes résume assez bien l’écart constaté entre Castres et Montpellier en saison régulière. Les individualités plaident en faveur du MHR. Sur le terrain mais aussi sur le banc. Les statistiques aussi (voir ci-dessous). Le rugby n’est pas forcément séduisant, fait d’une utilisation importante du jeu au pied d’occupation, depuis les quatre coins du terrain où Montpellier peut s’appuyer alternativement sur Pienaar, Cruden, Steyn ou Mogg, voire Nadolo. La discipline est aussi en faveur des Héraultais, tout comme la conquête. Réel au match aller à Pierre-Fabre, cet écart avait été criant au match retour (victoire 45-7 du MHR), à l’Altrad stadium où les Castrais s’étaient pourtant déplacés avec toutes leurs armes. Dès lors, les jeux de cette finale sont-ils faits ? à cet instant, on se souvient que le CO s’était incliné trois fois en quatre matchs cette saison face au Racing, ne devait sa seule victoire à Pierre-Fabre qu’à une pénalité ratée par les Franciliens dans les arrêts de jeu. Avant de les battre en demi-finale, ce samedi à Lyon. équipe de coupe par excellence, les Castrais ne sont jamais aussi dangereux que lorsqu’on les croit battus d’avance.

Léo Faure
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