La savoureuse revanche des sous-cotés

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    La savoureuse revanche des sous-cotés
Publié le , mis à jour

De ce cinquième sacre du Castres olympique, les annales et le grand public retiendront avant tout la force d’un groupe et d’un état d’esprit.

Mais l’épopée collective, si belle soit-elle, ne doit pas occulter les trajectoires et les histoires des vingt-trois individus des quarante, sur la saison - ayant soulevé le Bouclier de Brennus. Les parcours des uns et des autres méritent l’attention tant ils surprennent, tant ils interpellent. Les Tarnais s’en amusaient même dans l’après-match : « Nous n’avons pas de champions du monde mais nous avons de bons joueurs », résumait Pierre-Yves Revol. « Regardez-nous, sur la feuille, ça faisait presque de la peine par rapport aux Montpelliérains », poursuivait Armand Batlle. Thomas Combezou, chiffres à l’appui, confirme l’impression générale : le palmarès et l’expérience plaidaient largement en faveur des Héraultais : « Il y avait 550 sélections à 34. C’est la vérité sur le papier, il faut la reconnaître. Mais sur le terrain, c’est différent. Ca prouve que l’argent, c’est bien mais ça ne fait pas le bonheur. » « En face, il n’y avait que des grands joueurs, on ne pèse pas lourd à côté mais nous avions les dents qui râpaient le sol et l’envie de tout bouffer », soulignait Mathieu Babillot.

Comment ne pas voir au travers du couronnement de samedi soir une jolie revanche sur le passé pour les Castrais, boudés ou recalés par les principales écuries, si souvent négligés par les sélectionneurs ? Au-delà du succès collectif, chacun a pu remporter une victoire vis-à-vis de son histoire personnelle et prouvé sa valeur à la face de la France du rugby. Sans animosité mais avec une once de fierté en supplément.

Vincent Bissonnet
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