"Nous ne sommes pas venus ici pour perdre"

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Publié le , mis à jour

Le capitaine de l'Afrique du Sud Salmaan Moerat affronte le XV de France jeudi soir à Narbonne. L'occasion pour les jeunes Springboks de sécuriser leur première place dans la poule C.

Que craignez-vous dans cette équipe de France que vous allez affronter jeudi ?

Les Français sont chez eux et ils viennent de gagner le Tournoi des 6 Nations. Cette équipe compte d’excellents joueurs dans ses rangs, à tous les postes. Collectivement, elle est très bonne, ce qui lui permet de se relancer dans les mauvaises passes. Sur le plan individuel, à seulement 19 ans, Romain Ntamack est un joueur de classe international qui est souvent décisif. C’est un demi d’ouverture de grande qualité.

Est-il compliqué de se projeter dans ce type de compétition ?

Ici, vous devez aborder chaque match sans trop vous projeter sur la suite. Une fois une étape passée avec succès, vous pouvez passer à la suivante. Surtout que si vous perdez une rencontre, vous n’avez pas le temps de revenir sur votre échec… Rien n’est donc acquis dans cette compétition. Vous devez prouver que vous méritez votre place.

Que pensez-vous de cette édition en France ?

C’est la première fois que je joue en France. Toute l’équipe en profite et on veut faire un bon championnat. Dans les stades, la proximité avec les supporters est évidente et voilà pourquoi chaque minute passée est appréciée. Nous avons été très bien reçus, l’hospitalité française nous permet de jouer dans de bonnes conditions, c’est un plaisir. 

Est-ce une grosse responsabilité pour vous d’être capitaine de l’équipe sud-africaine ?

C’est un privilège pour moi. C’est vrai que j’ai des décisions à prendre qui influencent le jeu, donc c’est une responsabilité importante et je suis honoré d’en avoir la charge. Mais la victoire appartient à toute l’équipe et je remercie mes entraîneurs et mes coéquipiers de m’avoir confié ce rôle, de m’avoir donné cette opportunité. 

Pensez-vous que votre équipe puisse être championne du monde cette année ?

Je ne peux pas vous dire maintenant que nous serons champions du monde, mais nous ne sommes pas venus ici pour perdre. Comme je l’ai déjà dit, il faudra à chaque fois confirmer notre performance précédente. C’est ainsi qu’on avancera.

Depuis le début, l’objectif doit pourtant être de sortir premier de ce groupe C...

Nous sommes tombés dans un excellent groupe, avec de très bonnes équipes. Il fallait donc vraiment prendre tous les matchs au sérieux et d’avoir à l’esprit que toutes les équipes avaient les moyens de l’emporter contre nous. Le plus important est de rester soudés, de jouer ensemble. C’est le collectif qui doit toujours nous guider.

Ce championnat du monde est-il une vitrine pour vous ? Peut-il vous aider à grappiller du temps en Super Rugby à terme ?

Oui, on sait que nous sommes suivis. Tous les joueurs le sont lors d’une Coupe du monde des moins de 20 ans. C’est l’occasion de prouver que l’on est digne d’un contrat professionnel et d’évoluer au plus haut niveau. Il est vrai que c’est un tremplin qui peut nous permettre d’accéder à l’échelon supérieur. Mais avant tout, nous sommes là pour représenter notre pays et nous en sommes fiers.

 

Propos recueillis par Fanny Roustan

Anonyme
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