"Travailler dans la douleur permet aux personnalités de se révéler"

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    "Travailler dans la douleur permet aux personnalités de se révéler"
Publié le , mis à jour

Le capitaine lyonnais Julien Puricelli insiste sur l'importance de la cohésion et du sens du sacrifice à l'intérieur du groupe avant d'aborder la saison à venir.

Comment se passe la préparation ?

Bien, on intègre les nouveaux, on se prépare physiquement. En comptant les jeunes, ça fait une douzaine de nouveaux joueurs. Il y a une seule recrue étrangère. Pour l’intégration et la compréhension des systèmes, ça devrait faciliter les choses. Concernant l’intégration, j’ai l’impression que ça se fait de plus en plus rapidement. On se connaît tous plus ou moins. On connaît les qualités de chacun, moins la personnalité. Et il y a beaucoup de turn-over dans les équipes. Chaque joueur connaît au moins un autre joueur. Par exemple, j’ai joué avec Jonathan Wisniewski, en 2005, à Castres. Il y a moins de recrues que l’année dernière. Tous sont expérimentés, ont évolué dans des effectifs bien rodés. Ils arrivent en confiance.

Quelle est la priorité ?

La préparation physique a été individuelle. On continue de l’optimiser sur quinze jours ou trois semaines. Mais il faut aussi avancer sur le plan du rugby. Les matchs amicaux vont vite arriver. C’est un cours en accéléré de vivre ensemble et de communication. Ces semaines de préparation physique sont importantes. Travailler dans la douleur permet aux personnalités de se révéler. C’est important pour la saison à venir. C’est ce qui permettra à l’équipe de tenir dans les moments difficiles, mais aussi de bien gérer les moments d’euphorie, comme après une victoire à l’extérieur. L’objectif est d’utiliser la force de ce groupe. Nous avons réussi à le faire la saison dernière, en surfant sur la dynamique du début de saison, avant de nous resserrer en novembre quand ce fut plus dur. Cette période de trouble a été écourtée au maximum je pense. Il y a des joueurs de qualité dans le groupe. En interne, nous nous attachons à travailler sur nous, à développer notre cohésion, notre force collective.

Pensez-vous pouvoir surfer sur la dynamique de la saison dernière ?

Bien sûr, elle nous a donné de la confiance. Après… C’est bien d’en parler deux minutes. Je n’aime pas trop vivre dans le passé. Il faut se projeter. Nous allons utiliser ce qui était bien. Mais nous repartons avec une équipe nouvelle. Ce qui était vrai la saison dernière ne le sera certainement pas cette saison. Les autres équipes sont motivées et travaillent. En revanche, on peut utiliser la frustration de ne pas être allé au bout pour cultiver l’envie de gagner et développer notre exigence au quotidien.

Vous avez encore des regrets au sujet de la demi-finale ?

Non, nous n’en avons pas. En demi-finale, nous n’avons jamais été en mesure de gagner la rencontre. La question est de savoir pourquoi nous étions si loin de notre adversaire sur ce match-là. Qu’est-ce qui nous sépare du titre ? Peu de choses au final. Il y a de bons, d’excellents joueurs dans toutes les équipes. Castres nous ressemble dans un sens. Les Castrais n’avaient pas de joueurs capables de gagner des matchs comme à Toulon. Malgré ça, les deux équipes sont en demi-finale. Et Castres est champion en bâtissant sur la volonté collective. C’est ce qui fait la différence. Le rugby reste un sport collectif de combat. En interne, si nous arrivons à avoir cette notion de sacrifice les uns pour les autres, et de volonté collective, nous ne serons pas très loin. Cela se travaille à l’entraînement mais aussi en dehors. Au-delà du rugby, c’est un travail individuel de chacun.

Propos recueillis par Sébastien Fiatte.

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