Arthur Bonneval « J’avais envie de marquer »

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    Arthur Bonneval « J’avais envie de marquer »
Publié le , mis à jour

Gravement touché au genou droit il y a un an, l’intéressé a fait son retour officiel vendredi soir. Qu’il a notamment célébré par un essai en bout de ligne.

Il est parfois certains clins d’œil du destin, plus ou moins heureux. Avant de refouler la pelouse de Michel-Bendichou, le dernier match officiel d’Arthur Bonneval remontait au 4août 2017. C’était contre… Colomiers, en amical déjà. « Je ressentais pas mal d’émotions car je m’étais blessé deux jours après cette rencontre », avouait-il vendredi soir. En effet, le lundi suivant, l’ailier toulousain s’était écroulé sur les terrains annexes d’Ernest-Wallon. Verdict : rupture du ligament croisé antérieur du genou droit et d’infinis mois d’absence. « C’était long, souffle-t-il. Cela fait presque un an mais j’en ai aussi profité pour m’affûter, prendre un peu de poids et me changer les idées. C’est quand même un soulagement de voir que le retour s’est bien passé. » Aligné d’entrée par Régis Sonnes et Ugo Mola pour ce premier rendez-vous de la saison, Bonneval n’a pas tardé à prouver qu’il était en jambes et débordait d’envie. Au point d’être un poil gourmand au moment d’évoquer son ressenti : « Les sensations sont bonnes et j’aurais même aimé jouer un peu plus pour retrouver le rythme. » Lui, comme l’ensemble des membres du groupe professionnel, est sorti à la pause pour laisser place aux jeunes pousses du club. Un laps de temps suffisant pour se mettre en évidence. L’an passé, c’est lui qui avait inscrit le premier essai contre Colomiers. Là, il s’est contenté du deuxième, en bout de ligne après un coup de pied à suivre pour lui-même. « Je suis heureux, j’en avais envie, reconnaît-il. J’aime marquer, je marche à ça, comme tous les ailiers je pense d’ailleurs. » Lui qui pointait à sept essais, en quinze apparitions toutes compétitions confondues, à l’issue de l’exercice 2016-2017. « Paradoxalement, la saison avait été difficile collectivement mais elle avait été plutôt positive sur le plan personnel puisque c’est au cours de celle-ci que j’avais effectué le plus de matchs. » Avant d’être brutalement fauché en plein envol. 

« Retrouver mes repères »

Alors vendredi, le joueur de 23 ans - qui a prolongé son contrat au Stade toulousain en octobre 2017 alors qu’il était en rééducation, ce qui marque la confiance du club à son égard — a pris date. Désormais, il peut définitivement regarder devant lui. « Maintenant, on part en stage en Andorre, se réjouit-il. C’est bon pour le groupe car ça va permettre de nous souder encore plus. » 

Et lui, qui vivait en marge de l’effectif la saison passée même s’il avait repris les entraînements lors des dernières semaines, veut prendre le wagon de la relance et de la renaissance, celles vécues par ses partenaires depuis un an. « Le stage est aussi organisé pour apprendre à mieux se connaître, à intégrer les recrues, explique-t-il. Moi, je vais avoir l’opportunité de retrouver mes repères avec mes coéquipiers. » Son objectif est évident : « J’espère jouer et apporter. » Même si les places seront chères sur le triangle de derrière avec l’explosion de Kolbe, l’éclosion de Ramos, le retour au premier plan de Médard, celui attendu de Guitoune, l’efficacité de Huget ou les promesses de Tauzin. « J’ai l’habitude de la concurrence, note Bonneval. Elle nous tire vers le haut. Et il faut répondre présent car les blessures arrivent vite malheureusement. » Il le sait mieux que personne mais entend laisser ce vilain souvenir derrière lui.

Jérémy Fadat
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