Hélas, ce n’est pas nouveau

  • Hélas, ce n’est pas nouveau
    Hélas, ce n’est pas nouveau
Publié le , mis à jour

Des joueurs qui trouvent la mort après un choc sur le terrain, ce n’est malheureusement pas nouveau. Retour sur quelques cas tragiquement célèbres.

La mort d’un joueur à la suite d’un choc n’est malheureusement pas une première. En fait, le rugby en a connu depuis longtemps. L’un des cas les plus célèbres est celui de l’Agenais Michel Pradié, lors de la demi-finale Agen — Pau de 1930, victime à 18 ans d’un terrible plaquage du Palois Jean Taillantou et mort dans la nuit à l’hôpital de Bordeaux. Il avait succombé à un déplacement des quatrièmes et cinquièmes vertèbres. Le SUA, champion finalement, vint présenter le Bouclier sur sa tombe.

En mars 1927, un talonneur de Quillan Marcel Rivière trouva aussi la mort lors d’un match très dur entre son club et Perpignan. Le contexte était très tendu à cause d’un environnement général particulier, dû à la politique de recrutement de l’USQ, mais l’arbitre expliqua dans son rapport que le décès était accidentel. Rivière souffrait d’une fracture de la sixième vertèbre. Tous les observateurs firent remarquer que la violence du match avait participé à cette mort prématurée.

En france et à l’étranger

En octobre 1937, Marcel Verchère, 26 ans, ailier de Bourg-en-Bresse, décédait après un terrible choc avec un adversaire oyonnaxien. Sur une réception de coup de pied, il se faisait éclater la rate et le foie. Fatal.

En 1964, lors d’un match Toulon — Grenoble en Challenge Du-Manoir, le pilier toulonnais Charles Finale ne se relevait pas après une mêlée effondrée. Fracture des cervicales.

Une affaire avait également défrayé la chronique en novembre 1987, quand Dominique Leydier, joueur de Monteux, club d’Honneur du Vaucluse, avait trouvé la mort après un match très violent contre le club marseillais de l’USPEG. Ce fut la dramatique conséquence d’une bagarre en bonne et due forme avec coup de pied dans la tête et tutti quanti. Personne ne fut condamné.

À l’étranger, aussi, des joueurs ont perdu la vie. Le cas le plus fameux est celui de Nicky Allen, ouvreur international néo-zélandais brillant lors de la victoire des All Blacks sur le pays de Galles en 1980. On lui prédisait une carrière de premier plan, mais il fut perturbé par plusieurs blessures et trouva la mort en 1984, en Australie, dans un match de club, sur un plaquage très dur à la tête. Il avait 26 ans.

Par Jérôme PREVÔT 

Jérôme Prévot
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?