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    Iribaren est de retour
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Champions Cup

Iribaren est de retour

Remplaçant au coup d’envoi, le demi de mêlée du Racing 92 Teddy Iribaren a tout de même été un des grands artisans de la victoire de son équipe.

Avant de débuter la Champions Cup, Teddy Iribaren semblait traîner son spleen dans les couloirs du centre d’entraînement du Plessis-Robinson, tout comme il affichait son talent la saison dernière sur les pelouses de Top 14 et de Champions Cup avec une fraîcheur rassérénante. À plusieurs reprises depuis le début de saison, l’entraîneur des trois-quarts francilien Laurent Labit a d’ailleurs plutôt accordé sa confiance à Xavier Chauveau, formé au club. De son côté, Iribarren apparaissait moins souriant, plus soucieux. Avant la première journée de Champions Cup face aux Scarlets de Llanelli, il avait confié son mal-être sur rugbyrama.fr. Le demi de mêlée du Racing 92 avait confessé "enchaîner des prestations très moyennes" depuis le début de la saison et ajouté : "Ce n’est pas la paire Iribaren - Russell qui a du mal, mais seulement moi. Tout simplement parce que quand Finn a été associé à Xavier Chauveau, cela a bien marché et ils ont fait de très bons matchs ensemble […] Je suis en demi-teinte sur tout et je dois avouer que c’est une période un peu compliquée pour moi."

Très franchement, ça ne s’est pas vu samedi à la Paris La Défense Arena. Remplaçant au coup d’envoi, il a été envoyé au feu dès la 25e minute pour pallier les insuffisances de Xavier Chauveau dans les choix de jeu et notamment les sorties de camp. Un coup gagnant pour Laurent Labit. "Je l’ai dit dans le vestiaire, a sourit l’entraîneur des trois-quarts du Racing 92. Il semblerait qu’on ait retrouvé le Teddy Iribaren de la saison dernière." En clair, le club francilien a retrouvé un chef d’orchestre qui pèse sur le jeu, qui défend à l’extrême et qui sait débloquer les situations. Iribaren a marqué sur son premier ballon. C’est sans doute anecdotique, mais il s’est lancé ensuite dans la rencontre sans pression, avec enthousiasme.

Labit : "Il s’est mis trop de pression sur le rôle qu’il avait à remplir en remplacement de Max (Machenaud), blessé."

Jusqu’à cette rencontre, l’ancien Briviste était apparu moins décisif, plus stressé. Ses choix de jeu n’avaient pas souvent eu l’effet escompté. "Il s’est mis je crois un peu trop de pression sur le rôle qu’il avait à remplir en remplacement de Max (Machenaud), blessé, assure Laurent Labit. Il a parfois joué contre nature. On en a discuté ces dernières semaines. Et quand il est rentré, il a voulu se rassurer sur ce qu’il sait faire. Défensivement, on sait que c’est quelqu’un qui a beaucoup de tempérament. Offensivement, il a accéléré le jeu, il a levé la tête et trouvé les solutions." Bref, tout ce qu’un entraîneur peut espérer de son demi de mêlée.

Arnaud Beurdeley
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