• Kevin Gourdon et Loann Goujon ont porté ensemble les deux maillots, en plus de celui du XV de France
    Kevin Gourdon et Loann Goujon ont porté ensemble les deux maillots, en plus de celui du XV de France Icon sport / Icon sport
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Challenge Cup

Tout ce qui rassemble rochelais et clermontois

De leurs stades aux projets de jeu, en passant par les politiques sportives et les hommes qui les bâtissent, les liens entre la Rochelle et Clermont sont nombreux. Tour d'horizon.

Entre la préfecture du Puy-de-Dôme et celle de Charente-Maritimes, c’est bien plus qu’un simple match de rugby qui se disputera du côté de Newcastle. Une finale, bien sûr. Mais surtout l’affrontement entre un club (La Rochelle, pour ne pas le nommer) qui a fait de l’autre son modèle, et entend bien profiter de l’occasion pour dépasser son maître…

1/ Les structures

Ce qui les rassemble, au vrai ? C’est en premier lieu des structures haut niveau, avec deux centres d’entraînement (l’Apivia Parc à La Rochelle, le CEP à Clermont) ultramodernes, livrés respectivement voilà quatre et deux ans. Un outil de pointe, que les Rochelais ont toutefois la particularité de partager avec les autres équipes du club, les professionnels clermontois évoluant davantage en vase clos, "culture Michelin" oblige… Le point commun demeurant toutefois la volonté structurelle des deux clubs de placer le sportif au centre de leur projet. Toutefois, le véritable trait d’union entre les deux clubs demeure le centre névralgique que constituent les deux "Marcel ", Deflandre et Michelin. Deux stades agrandis progressivement, qui ont su conserver une taille humaine (16 000 places à La Rochelle, 19 000 à Clermont) susceptible de garantir un taux de remplissage optimal. De quoi engendrer une dynamique passionnée, qui se ressent évidemment au quotidien dans ces deux villes où le rugby constitue le sport numéro 1.

2/ Le facteur Humain

Conséquence logique ? Les deux clubs peuvent se targuer d’un engouement assez rare (lire ci-contre). Toutefois, en matière de ressources humaines, c’est surtout au niveau du sportif qu’elles sont légion, et pas seulement en raison d’une certaine influence néo-zélandaise (lire ci-contre). Il n’est en effet pas anodin de noter que c’est autour d’ex-Clermontois que les Rochelais ont choisi de bâtir leur projet après leur remontée, bien conscients que l’ASMCA constitue pour eux la référence la plus logique. Des passerelles qui ne se sont jamais démenties, et fonctionnent essentiellement dans un sens… Qu’il s’agisse de Fabrice Ribeyrolles ou de Lilian Barthuel au sein du staff, ainsi que des Gourdon, Goujon, James et autres Murimurivalu au niveau des joueurs, le Stade rochelais n’a jamais hésité à piocher des forces vives chez des ex-Clermontois, à l’image dernièrement de leur entraîneur en chef Jono Gibbes ou du préparateur physique Philippe Gardent, qui arrivera la saison prochaine.

3/ Les styles de jeu

Une influence jamais démentie, qui se traduit forcément au niveau du projet de jeu. À l’exemple des Jaunards en effet, les Rochelais ont toujours assumé une volonté de proposer un rugby positif, sous l’ère de Patrice Collazo aussi bien que pendant l’intérim Garbajosa, évidemment prolongé par Jono Gibbes. Une politique qui a régulièrement touché ses fruits en Coupe d’Europe, les Maritimes atteignant les quarts de finale dès leur première participation en Champions Cup, avant de jouer cette saison leur première finale en Challenge. De quoi augurer d’une finale des plus spectaculaires, sachant que les Clermontois n’ont jamais renié l’identité qu’ils se sont construite sous l’ère Cotter, à l’image de phases finales riches en points (61-38 en quarts contre Northampton, 32-27 en demie face aux Harlequins).

Midi Olympique
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