• Thibault Lassalle, ici au duel avec Yacouba Camara, fut l’un des meilleurs Castrais contre Montpellier. Photo M.O. - D.P.
    Thibault Lassalle, ici au duel avec Yacouba Camara, fut l’un des meilleurs Castrais contre Montpellier. Photo M.O. - D.P.
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Lassalle : "On a le chic pour se mettre dedans"

Bien qu’ayant été parmi les meilleurs Castrais de la rencontre, le deuxième ligne castrais n’a pu empêcher une seconde défaite consécutive à domicile.

Midi Olympique : Le CO s’est créé plusieurs occasions, mais s’est encore montré fébrile dans les zones de marque. Comment l’expliquez-vous ?

Thibualt Lassalle : Tout n’est pas à jeter dans cette rencontre. Loin de là. Seulement, nous perdons beaucoup trop de ballons. Je n’ai pas le décompte, mais cela fait la différence. Nos en-avants, nos rucks lents nous ont coûté à mon sens le match. Et puis ce n’est pas possible de prendre des essais aussi facilement, surtout dans un match si cadenassé.

Comment expliquez-vous cette supériorité montpelliéraine dans les rucks ?

T.L. : Montpellier avait déjà composé une équipe taillée pour le combat au sol. Nous avons été systématiquement en léger retard, et eux ont été précis sur leurs attitudes. Ils arrivaient souvent à passer les bras. Nous n’avons pas été très pénalisés, mais très ralentis.

On doit vraiment retrouver de la qualité sur notre conservation de balle

En quoi la physionomie de cette rencontre ressemble à celle de la semaine dernière ?

T.L. : Parce que ces deux matchs étaient très serrés et ont basculé sur nos erreurs, même si notre discipline a été toutefois meilleure que contre Toulouse. C’est rageant car la conquête était bonne : la mêlée conquérante, la touche et surtout le contre efficace… Il faut relever la tête. C’est l’un des moments durs de la saison, mais il faut croire en ce que l’on fait et cela va revenir.

Vous avez attendu les dix dernières minutes pour déplacer cette équipe lourde du MHR. Ne fallait-il pas le faire avant ?

T.L. : C’est bien ce qui était prévu ! Seulement nous n’avons pas pu le faire avant en raison de la mauvaise qualité de nos libérations de balles, de nos fautes de main… On a retrouvé de la précision en fin de rencontre. On a déjà perdu 19 ballons la semaine dernière, et je ne sais combien ce soir. On doit vraiment retrouver de la qualité sur notre conservation de balle.

Quel fut l’impact psychologique de cette défaite contre Toulouse ?

T.L. : Il n’est pas si important. Mentalement, l’équipe a bien basculé après car on s’est appuyé sur le positif pour préparer Montpellier. Ce n’explique pas notre défaite de ce soir en tout cas. Nous étions prêts, il n’y a aucun doute là-dessus.

Il est vrai qu’on a le chic pour se remettre dedans dès qu’on arrive à se mettre en très très bonne position !

Qu’attendre de cette semaine sans match ?

T.L. : Nous partons lundi en stage à Saint-Lary pendant une semaine. Nous allons débriefer ces deux matchs où nous sommes passés à côté. Nous étions échappés, et nous revoilà dans le peloton. Pour autant, il reste dix points à prendre et on ne doit pas s’inhiber. Il faudra faire un bon match à Agen, où le contexte sera particulier en raison du match aller ainsi que de l’avenir (le manager agenais Mauricio Reggiardo affrontera sa future équipe, N.D.L.R.). Il faudra faire abstraction de tout ça.

Les stages à Saint-Lary font généralement du bien…

T.L. : C’est vrai, même si cette fois nous y allons dans un contexte un peu délicat… Mais le groupe est vraiment fort. Il y a une vraie amitié entre nous. On a fait suffisamment de belles choses par le passé pour ne pas baisser la tête maintenant. On doit croire en nous, et réagir.

On dirait que le CO n’aime pas ce statut de favori…

T.L. : (Il souffle) Il est vrai qu’on a le chic pour se remettre dedans dès qu’on arrive à se mettre en très très bonne position ! C’est vrai, les chiffres sont là donc c’est indéniable. C’est peut-être ce qui nous différencie des équipes comme Clermont ou Toulouse, qui sont aujourd’hui loin devant. Après, ce n’est pas mort non plus. Quand j’entends certains me dire que l’on n’est pas bien, je peux vous assurer que je préfère être dans notre situation que celle de Bordeaux-Bègles ou du Stade français ! Mais il va falloir être costaud. C’est là que nous allons voir ce qu’on a dans le ventre.

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