• "Favori ou outsider,  on s’en fout !"
    "Favori ou outsider, on s’en fout !"
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Entretiens

Spitzer : "Favori ou outsider, on s’en fout !"

Découvrez l'interview de l'entraîneur de Vannes pour Midi Olympique.

Midi Olympique : Dans quelle ambiance vivez-vous cette semaine entre les deux rendez-vous ?

J-N. S. : Bien. Le match contre Mont-de-Marsan a laissé des traces à l’issue d’une rencontre très dense. Notre début de semaine a été très allégé. Nous sommes plus sur de la récupération. Il nous faut gérer la fatigue, davantage que celle qui était prévue. Même si le match n’a pas été d’une grande intensité, il y a eu des impacts sévères liés aux chocs. Nous sommes en fin de saison et ça commence à peser.

Avez-vous le sentiment qu’il y aura plus de pression dimanche qu’il y a une semaine ?

J-N. S. : Non. Nous savions avant le match retour de dimanche dernier que notre saison était réussie. Nous avions tenu l’objectif élevé de nous battre pour une place dans le top 6. Aujourd’hui, nous n’avons pas envie de terminer sur une défaite devant notre public. Tout ce que l’on vit, c’est du bonus.

Ce sera plus compliqué dimanche ?

J-N. S. : À mon avis oui parce qu’il y a la fatigue accumulée tout au long de la saison. Nous avons lâché beaucoup d’énergie physique et mentale pour arracher cette place qualificative. Je pense que ce sera plus difficile et nous ne prendrons pas le score à 14-0 en moins de 10 minutes. Il faut même peut-être s’attendre même à devoir courir après le score. Ce sera forcément un match différent. Il y aura sans doute des aléas à gérer, ceux qui n’ont pas eu lieu il y a 8 jours. De même nous aurons peut-être du coaching à faire sur blessure. En fait, il n’y aura que la couleur des maillots qui sera la même !

N’est-ce pas dérangeant de jouer le même adversaire ?

J-N. S. : Pas du tout. J’aurai joué n’importe qui pour un barrage de play-off à domicile. Cela reste Mont-de-Marsan qui a disputé cinq fois la phase de qualification pour le Top 14 et qui en est sorti une fois victorieux pour la montée. Nous ne jouons pas n’importe qui. Bayonne joue Nevers, mais Nevers n’a jamais joué cette phase finale. Nous, nous jouons un candidat pour la montée. Ce n’est pas rien.

Êtes-vous favori ou outsider ?

J-N. S. : Peu importe le statut. Ce n’est pas cela qui fait le match. L’équipe qui remportera ce match ira à Brive. L’écueil paraît tellement élevé qu’on s’en fout de savoir qui est favori pour outsider.

Quel sera votre plan pour gagner ?

J-N. S. : D’abord ce match retour a confirmé ce qu’on pensait des orientations de jeu de notre adversaire. Ils ont été bons dans ce qu’ils avaient prévu de faire. Je pense qu’ils vont rester là-dessus. Nous, offensivement, nous n’avons pas proposé grand-chose pour changer notre plan de jeu. Nous ne l’avons pas mis en place !

Avoir gagné dimanche dernier, c’est un avantage ?

J-N. S. : Oui, car à l’inverse nous aurions été chez eux. Je préfère ce scénario et que ce soit nos adversaires qui doivent se taper 15 heures de bus aller-retour. Nous, nous avons déjà largement donné sur ce plan. Mais je me mets à leur place. Faire quinze nouvelles heures de bus, cela m’aurait bien agacé.

Pierre Baylet
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