• Latu Fonomanu Latunipulu (Bayonne) lors de la demi-finale remportée contre Oyonnax
    Latu Fonomanu Latunipulu (Bayonne) lors de la demi-finale remportée contre Oyonnax Monfray / Monfray
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Pro D2

Bayonne à la folie

L’Aviron bayonnais est entré dans la légende du Pro D2 en se qualifiant pour la finale aux dépends d’Oyonnax (34-38) après avoir renversé une situation désespérée. Revenus d’un enfer qui leur était promis, les Basques ne sont plus qu’à une marche du paradis.

Après les récentes demi-finales de la Ligue des Champions de football, plusieurs aficionados du ballon rond ont jugé bon de prétendre qu’aucun autre sport ne pouvait s’asseoir à la table du leur en matière d’émotion. Toute proportion gardée, cette demi-finale de Pro D2 entre Oyonnax et Bayonne fut un magnifique contre-argument. Quel pied mes aïeux ! Quelle épreuve, aussi, pour le cœurs des supporters bayonnais, passés par à peu près tous les états avant la délivrance.

Cette délivrance, justement, parlons-en. On est à la dernière minute et l’USO a une ultime cartouche pour faire rebasculer ce destin capricieux avec une touche dans l’en-but bayonnais. Quelques secondes plus tard, au cœur de la guerre féroce qui se joue entre les « gros » de chaque camp, le moins lourd des Bayonnais, Guillaume Rouet, met sa tête dans la fournaise et coffre Thomas Laclayat, pilier de son état. La pénalité est obtenue, le match est gagné.

Oyonnax encaisse un 29-0

David qui fait la nique aux Goliaths, où le dernier rebondissement d’un match qui n’en a pas manqué. En dix minutes, les dix dernières de la première période, Bayonne a bien cru dire à adieu à ses rêves de Top 14. Un trou d’air sanctionné par trois essais transformés dont deux pour le jeune Aurélien Callendret (30e, 39e), premier héros de cette demie. Le score à la pause, 27-6, avait tout d’insurmontable et le président bayonnais, Philippe Tayeb, avait certainement déjà commencé à écrire son discours sur le thème : « la saison fut belle, tout de même ».

Les Bayonnais à la fête après leur magnifique victoire
Les Bayonnais à la fête après leur magnifique victoire - Pablo Ordas

Eh bien pour votre plus grand plaisir, président, la saison de vos ouailles n’est pas encore terminée ! Un carton jaune contre Sacha Zegueur dès le retour des vestiaires fut l’étincelle dont avait besoin l’Aviron pour renaître. Emmenés par un Torsten van Jaarsveld aux quatre coins du terrain, les Bayonnais ont su retrouver de l’allant et insuffler la paralysie dans les esprits oyonnaxiens. En une demi-heure, le score est passé de 27-9 à 27-38, soit un 29-0 encaissé par Ben Botica et ses partenaires. Une remontada en règle, dirait nos amis footeux ! Le genre de scenario qui fait la légende d’un club et, osons-le, d’un sport. C’est gonflé de la confiance de celui qui a renversé des montagnes que l’Aviron bayonnais se présentera en finale, à Pau, donc pas si loin de chez lui. Que ce soit Brive ou Vannes, il faudra être armé pour le priver d’une accession directe en Top 14 dimanche prochain.

Anthony Tallieu
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