• Les supporters français lors du Tournoi de Paris Sevens
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Reportages

Tournoi de Paris : guinguettes, show, satisfaction !

Au stade Jean-Bouin de Paris, la grande messe du rugby à 7 s’était donnée rendez-vous pour la dernière étape du circuit mondial. L’occasion de revenir sur un week-end chaud, spectaculaire et complètement fou !

Pas de Sébastien Chabal pour mettre l’ambiance, ni de «Mister univers» accompagné d’une Vuvuzela pour accueillir les joueurs sur le terrain… Une déception ? Certainement pas ! Si le spectacle sur la pelouse a été au rendez-vous, en tribunes, tout le monde s’est (plus ou moins) régalé. Il y a ceux tout d’abord qui, en fin d’après-midi, constataient désespérément l’évolution de leurs coups de soleil. Ceux aussi qui, tellement alcoolisés, se faisaient réprimander le samedi soir par des policiers sur le chemin du retour, une belle amende à la clé. Pour ceux-là, les souvenirs seront différents (et encore). En revanche, pour les autres, le «CrazyRugby» a répondu aux attentes. Spectacle, animations et esprit rugby : la fête a été totale !

Dans les tribunes, certains auront pu faire la rencontre des Avengers ou bien alors croiser des villageois gaulois (Astérix et Obélix parmi tant d’autres), tradition sur le circuit mondial de venir déguisé. Venus des quatre coins de la France (et même de plus loin), la grande famille kenyane s’est retrouvée dans l’enceinte habituellement occupée par le Stade français Paris pour soutenir son équipe nationale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont fait du bruit. Accompagnés d’autres supporters, près de 200 personnes dansaient et chantaient («Let’s go Kenya, let’s go») au rythme des actions endiablées de leurs protégés. Assurément esprit rugby.

Chaud must go on !

En fin d’après-midi, une Chenille géante s’est formée dans les tribunes avant de poursuivre son chemin à l’extérieur de l’enceinte parisienne tandis que la fanfare reprenait les «classiques» indispensables dans un stade de rugby. Sous un soleil de plomb, le show continuait. Un magnifique mais bref «Flower of Scotland (fleur d’Écosse)» et son fameux couplet «And stood against him, England (et se sont dressés contre lui, Angleterre)» a même raisonné dans le stade quand les Anglais se faisaient concasser. Par des supporters écossais ? Des français ? Qu’importe ! Chers amis anglais, c’est de bonne guerre. Aussi, des «Scotland, Scotland» (encore) descendaient des gradins pour saluer la victoire de l’Écosse sur le Japon dans les arrêts de jeu, au terme d’un scénario complètement fou (ce qui a permis à la France de se qualifier avec un goal-average favorable). Que dire de l’entrée sur le terrain des tricolores ? Un moment de communion unique entre une équipe et ses supporters (même dans la défaite). Des instants magiques. Malgré ses travées clairsemées, le stade Jean-Bouin a vibré comme rarement cette année. «C’est un plaisir de jouer devant le public, il nous pousse. C’est le huitième homme sur le terrain», appréciait le capitaine du 7 français, Jean-Pascal Barraque. Enfin, aux abords du stade, guinguettes, animations (DJ, laser…) et initiations rugby ont toutes connu le succès escompté. Le terrain d’entraînement, accessible au public et toujours très populaire, a rassemblé les passionnés. Les plus curieux ont même pu approcher les joueurs de (très) près.

À la porte d’Auteuil, Jean-Bouin n’a pas volé la vedette au stade Roland-Garros qui accueille actuellement les Internationaux de France. En revanche, (tout en espérant que les tennismen tricolores nous montrent le contraire), les spectateurs ont pris énormément de plaisir et ont vibré en regardant les Français (et les autres) se sublimer. 

Lény-Huayna TIBLE
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