• Pierre Mignoni head coach of Lyon  during the Top 14 match between Lyon and Montpellier on June 1, 2019 in Lyon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)
    Pierre Mignoni head coach of Lyon during the Top 14 match between Lyon and Montpellier on June 1, 2019 in Lyon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) Icon Sport / Icon Sport
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Entretiens

Mignoni : « Le rugby français a besoin d’une belle finale »

Déçu par la prestation des siens, le manager lyonnais mesurait malgré tout avec sportivité l’écart qui sépare encore sa formation des deux ténors du championnat au moment de dresser le bilan.

Comme l’an dernier, l’aventure du Lou s’arrête en demi-finale. Avez-vous néanmoins le sentiment d’avoir progressé ?

Pierre Mignoni : Sur l’ensemble de notre saison, c’est certain. Sur la régularité, nous nous sommes montrés bien meilleurs que l’an dernier. Mais sur les matchs éliminatoires, à partir des demi-finales, la marche est encore un peu trop haute pour nous. Après, je suis lucide quant aux qualités de mon groupe et de ce qui lui manque, mais je suis aussi conscient qu’on aurait malgré tout dû faire un peu mieux ce soir.

On vous sent déçu….

P.M. : Oui, je suis déçu, parce que j’ai le sentiment que nous aurions tout de même pu faire bien mieux. L’équipe a encore des regrets par rapport à ce qu’elle s’était dit avant le match, et cela démontre encore tous les secteurs que l’on doit bosser pour rivaliser un jour avec une équipe comme Clermont sur une demi-finale. En mêlée, aujourd’hui, Nous avons été pris. Voilà, je ne le conteste pas... C’est toujours pareil, avec la mêlée : parfois on truque, on triche… Mais globalement, nous avons été dominés, bravo aux Clermontois.

Vous évoquez vos manques… Le recrutement effectué cet été vous permettra-t-il de tous les combler ?

P.M. : L’an prochain, nous serons déjà plus jeunes, avec des champions du monde U20 comme Demba Bamba, Killian Geraci ou Clément Laporte qui vont nous rejoindre. Il nous faut aussi du talent, et il y en a qui va arriver… Notre équipe dispose encore d’une belle marge de progression, qui va je l’espère nous permettre de gagner des titres d’ici deux ou trois ans. Aujourd’hui, pour nous, c’est encore difficile d’y prétendre. Nous n’avons pas la maturité individuelle ou collective d’une équipe comme Clermont.

Qu’est-ce qui vous agace le plus, sur ce match : être aussi dominé en mêlée, ou encaisser deux essais en première main après touche ?

P.M. : C’est du pareil au même, pour moi… Prendre deux essais en première main, ça fait ch…, ça me met en colère. Les Clermontois ont le droit de bien jouer, bien sûr. Leurs combinaisons sont limpides, les courses dans le bon tempo, ils t’obligent à prendre une décision très rapidement et parfois, ça va trop vite, voilà… ça fait partie de l’apprentissage. Un garçon comme Pierre-Louis Barassi est très jeune, et a certainement beaucoup appris aujourd’hui.

Pour la première fois depuis l’instauration des barrages, la finale opposera les deux leaders de la phase régulière...

P.M. : Sur l’ensemble de la saison, il n’y a rien à dire. Le rugby français a besoin d’une belle finale, d’une belle fête, et j’espère que ce sera le cas. Toulouse et Clermont sont deux équipes joueuses, et je ne pense pas qu’ils dénaturent leur système pour ce match, au contraire. J’attends un match spectaculaire, avec beaucoup d’intensité. En revanche, le fait que les Clermontois aient un jour de récupération de moins va peut-être peser. Pour tout dire, je ne trouve pas cela très normal. D’expérience, cette saison, je sais qu’il nous a toujours été beaucoup plus difficile de préparer les matchs avec une semaine de six jours que lors des semaines à sept jours. C’est le calendrier, on le connaît, mais c’est un peu dommage. Même si, pour tout vous dire, il s’agit d’un problème que j’aurais bien aimé avoir.

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