• Mathieu Bastareaud (France) non sélectionné pour la Coupe du monde au Japon
    Mathieu Bastareaud (France) non sélectionné pour la Coupe du monde au Japon Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Coupe du Monde

Les 5 choix forts de Brunel pour le Mondial

Jacques Brunel a dévoilé ce mardi au siège de la Société Générale, dans le quartier d’affaires parisien, les noms des 31 joueurs retenus pour participer à la Coupe du monde au Japon, ainsi que les six réservistes. L’absence de Bastareaud, la présence de Guitoune, Raka, Le Roux et Mauvaka… Voici ce qu’il faut retenir des choix du sélectionneur.

Le coup de tonnerre Bastareaud

Comme nous l’avions évoqué dès dimanche soir sur rugbyrama.fr, Mathieu Bastareaud ne sera pas du voyage au Japon. Une énorme surprise alors que le centre toulonnais (30 ans, 54 sélections) était titulaire lors des quatre derniers matchs du Tournoi des Six Nations et semblait avoir une place prépondérante dans le vestiaire tricolore. « Ce groupe a été fait en fonction du bilan qu’on a fait après le Tournoi et des critères qu’on a pris en considération par rapport au niveau international, a avancé Brunel en préambule de son intervention. On s’est aperçu qu’on avait du retard dans tout ce qui touche le déplacement et la capacité à reproduire les efforts. La non-sélection de Mathieu Bastareaud est en rapport avec cela, tout en précisant aussi qu’il y a beaucoup de concurrence au poste de centre ». Une décision qui sonne peut-être le glas de la carrière internationale de « Basta ».

L’évidence Guitoune

Jamais retenu par Jacques Brunel, Sofiane Guitoune pointe à l’heure au moment de décrocher le gros lot. La récompense d’une saison exceptionnelle avec le Stade toulousain, la meilleure de sa carrière avec un titre de champion de France et le prix honorifique de meilleure marqueur d’essais du club haut-garonnais (16 toutes compétitions confondues). « Quand on regarde son parcours, il a été blessé pendant deux ans et jouait plutôt arrière ou ailier avant. Cette saison, il a été replacé au centre et cela a très bien marché. On a regardé ça de près en se posant la question de savoir s’il était capable de maintenir ce niveau sur la durée. Il l’a fait et je ne vois comment ce garçon, qui a été brillant et également finisseur, on aurait pu ne pas le mettre dans notre liste ». Sa dernière sélection remonte au France – Roumanie de la phase de poules de la dernière Coupe du monde.

Raka éclipse Thomas

Après plusieurs rendez-vous manqués, dus à des blessures et une procédure de naturalisation longue, Jacques Brunel a enfin pu exaucer son souhait en intégrant Alivereti Raka (24 ans). Ce malgré des phases finales en demi-teinte de l’ailier clermontois : « Il est peut-être un peu moins bien en ce moment mais il a montré depuis deux ans des qualités au-dessus de la moyenne, comme Penaud ou Huget. On avait envisagé de le prendre au Tournoi mais il était blessé ». Une sélection dont fait les frais le Racingman Teddy Thomas : « Malheureusement, il a été blessé sur les derniers mois et donc moins sur les terrains, justifie Brunel. On aurait pu le mettre dans les suppléants mais on a préféré un joueur polyvalent qui peut couvrir le poste d’arrière et c’est pour cela qu’on a mis Rattez ». L’ancien Biarrot, qui avait enchaîné trois titularisations lors de la tournée d’automne 2018, a manqué le Tournoi sur blessure.

Le Roux malgré la suspension

La sélection de Bernard Le Roux pour ce Mondial est un choix fort. Pas le plus spectaculaire mais fort quand même alors que le Racingman doit encore purger trois matchs de suspension suite à son exclusion lors de la vingt-quatrième journée de Top 14 contre le Stade Français (23-27). Soit les trois matchs de préparation et le premier de la Coupe du monde, décisif, contre l’Argentine. Mais Brunel voulait absolument l’avoir à ses côtés. « On a une grande confiance en Bernard Le Roux ! C’est un profil intéressant : on le privilégie en seconde ligne mais il a un potentiel de troisième ligne, et on aime bien ce type de profil car cela donne des garçons capables de multiplier les tâches et qui sont forts au contact. Il marque ses partenaires et ses adversaires. Sa suspension me paraît sévère et je ne suis pas sûr que les autres nations aurait pris la même. Comme on voulait l’avoir dans le groupe, on prend le risque d’avoir seulement trois joueurs en seconde ligne durant la préparation ».

Mauvaka, l’incroyable histoire

À l’image du Toulonnais Emerick Setiano, Peauto Mauvaka est la grande surprise de cette liste. Troisième talonneur du Stade toulousain en début de saison, le Neo-Calédonien de 22 ans a explosé en quelques mois au point de taper dans l’œil du sélectionneur. « C’est une histoire incroyable ! Au départ, Marchand et Ghiraldini sont les deux internationaux titulaires du Stade toulousain au talon. Arrive ce garçon au gré des blessures, que je ne connais pas plus que ça et il s’est révélé totalement. Il est dans le profil des garçons qu’on cherche. C’est une surprise et j’espère que ce sera une bonne surprise ». Un choix qui s’est fait notamment aux dépends de Pierre Bourgarit, utlisé deux fois par Jacques Brunel depuis 2018.

Anthony Tallieu
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir