• Les Montalbanais suent sang et eau sur des Wattbikes au sein d’une salle de fitness. Si la reprise se veut ludique, elle n’en est pas moins studieuse. Le 10 juillet, les joueurs auront accompli quatre semaines pleines de travail physique. Ils pourront alors goûter à dix jours de repos. Avant d’enchaîner sur un bloc de préparation typé rugby.
    Les Montalbanais suent sang et eau sur des Wattbikes au sein d’une salle de fitness. Si la reprise se veut ludique, elle n’en est pas moins studieuse. Le 10 juillet, les joueurs auront accompli quatre semaines pleines de travail physique. Ils pourront alors goûter à dix jours de repos. Avant d’enchaîner sur un bloc de préparation typé rugby. DDM-ILONA GUINDANI / DDM-ILONA GUINDANI
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Pro D2

Montauban : Les grandes manœuvres

L’heure est à la relance du côté de Sapiac. Après une saison très difficile marquée par les problèmes extra-sportifs, le club tarn-et-garonnais a retrouvé l’apaisement et veut bâtir son renouveau. Avec moins de moyens et beaucoup d’humilité.

Il flotte encore un petit air de vacances sur Sapiac, ce vendredi 5 juillet au matin. Pourtant, l’USM a bel et bien repris le chemin du travail depuis le 11 juin et vit ses derniers jours d’entraînement physique, avant de pouvoir profiter d’une première coupure de 10 jours entre le 10 et 22 juillet, date à laquelle les joueurs montalbanais partiront en stage à Soustons.

En cette journée d’intégration des recrues, tout le monde est très détendu dans l’enceinte sapiacaine. Les anciens, cachés dans le ventre du vénérable stade montalbanais, fomentent les pièges qu’ils tendront au fur et à mesure de la journée à leurs coéquipiers qui viennent de débarquer dans le 82. Sur les coups de 11 heures du matin, d’ailleurs, Jean Bouilhou, nouvel entraîneur des avants, échappe de peu à un seau d’eau savonneuse jeté depuis le dernier étage du stade. David Byrnes n’a pas cette chance et est bon pour passer aux vestiaires pour changer de tenue. Le tout sans se départir de son sourire. La bonne ambiance et la légèreté sont partout. Les Montalbanais entament un nouveau cycle.

La jeunesse, planche de salut

Jean-Frédéric Dubois le reconnaît sans ambages : "C’est un nouveau départ, une nouvelle aventure. Il y a toute une génération de joueurs que l’on n’a pas pu conserver pour des raisons budgétaires. Ces garçons ont fait le métier jusqu’au bout la saison dernière en nous permettant de nous maintenir en Pro D2. On les a chaleureusement remerciés pour ça." De fait, avec une masse salariale en baisse (environ 400 000 euros de moins), l’USM a en effet dû se séparer d’une grande partie de son effectif (quinze départs). Pour rester dans les clous de leur budget, les entraîneurs Jean-Frédéric Dubois et Jean Bouilhou ont activé leurs (gros) réseaux pour monter un recrutement intelligent, sans nom ronflant, mais basé sur la jeunesse de joueurs en devenir. Au premier rang des critères de recrutement, l’envie et la motivation pour le joueur d’évoluer en Pro D2 au sein d’un club qui devra gérer au mieux ses ressources pour tenir toute la longueur du marathon que représente le Pro D2. "Aujourd’hui, nous faisons le choix de miser sur la jeunesse issue de la formation française, précise Jean-François Reygasse, le président de l’USM. On pense que la jeunesse est notre planche de salut pour assurer notre avenir au plus haut niveau."

Pour réussir la gestion au cordeau qui lui sera imposée, l’USM a décidé de se doter d’un staff technique élargi. En plus de Jean-Frédéric Dubois et Jean Bouilhou, tous les deux entraîneurs, le club pourra compter sur ses glorieux anciens pour apporter d’autres compétences techniques. Ainsi, David Byrnes (ex-numéro 9) s’occupera de la défense tandis que Romain Lauga, ancien talonneur et capitaine, apportera son expertise sur les choses de la mêlée. Tout ce petit monde travaillera de concert pour nourrir un objectif commun : prendre et donner du plaisir. Une notion qui a quelque peu disparu des radars sapiacains lors des derniers mois.

Au classement, terminés les effets d’annonce pompeux que l’on a pu connaître par le passé. L’USM, échaudée, insiste sur l’humilité. "On visera de faire mieux que la saison passée. Nous voulons être ambitieux mais tout en restant dans la mesure de nos moyens", explique le président Jean-François Reygasse.

Forte de ses nouvelles bases assainies, l’USM devra affronter un championnat toujours plus dense, où les nouveaux arrivants (Grenoble, Perpignan, Rouen et Valence-Romans) annoncent des budgets, des recrutements et des ambitions impressionnants. Montauban aura d’autres armes à faire valoir et pourra tirer son épingle du jeu.

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