• Eric Dasalmartini (Toulon)
    Eric Dasalmartini (Toulon)
Publié le / Modifié le
Entretiens

Dasalmartini : « Stars ou pas, les joueurs restent des hommes »

Champion de France en 1992 comme talonneur du RCT, champion du monde avec les bleuets l’an passé, « Brique » intègre le staff. En charge notamment de la touche, il évoque cette nouvelle aventure

Midi Olympique : Au fil des saisons, votre nom revenait souvent pour intégrer le staff du RCT. Vous, le formateur dans l’âme, revenez au club à un moment où il se tourne vers jeunes. L’idéal pour vous ?

Eric Dasalmartini : La maison se transforme. Toulon est mon club de cœur. C’est avec plaisir et humilité que je rejoins ce projet. Prendre la suite de Juan Martin (Fernandez Lobbe, N.D.L.R.) est quelque chose de fort, il a beaucoup travaillé et fait progresser le club. Je suis impatient d’attaquer. On me catalogue comme formateur, ça me plaît, mais un joueur pro se forme du début à la fin de sa carrière. Certes, j’ai beaucoup travaillé avec les jeunes mais j’ai aussi eu la chance de côtoyer un garçon comme Carl Hayman. Stars ou pas, les joueurs restent des hommes. Nous devons mettre l’humain au centre de tout, c’est un projet commun ; sans cela, il n’y a pas de résultat.

 

Quel sera votre rôle, sachant que la mêlée reste le dada de Patrice Collazo ?

E.D. : La touche m’est destinée. Concernant la mêlée, c’est surtout un échange qu’il faut avoir en permanence comme sur les autres aspects. La saison passée déjà, nous avons beaucoup échangé avec Patrice Collazo et Juan Martin. Chacun avançait son avis et nous allons travailler de la même façon.

Vous allez avoir sous la main un groupe rajeuni, dont certains que vous avez eus ici dans les catégories jeunes ou en équipe de France des moins de 20 ans. Quel regard portez-vous sur cet effectif ?

E.D. : Comme l’a souligné Patrice, nous sommes dans une continuité par rapport à la saison dernière. Nous avons des joueurs très confirmés et ces jeunes que nous connaissons bien, certes, mais il faut garder l’aspect affectif. Nous devons être sérieux dans la préparation et le discours. Nous avons la chance d’avoir un groupe qui peut être compétitif, avec des jeunes à fort potentiel, issus du club et de la région. Il faut saluer le travail des éducateurs. Le challenge, pour eux comme pour moi, est énorme.

 

Avec le titre acquis par les espoirs l’an passé, plus ceux qui ont été champions du monde, leur intégration est-elle facilitée ?

E.D. : Ces jeunes sont pleins d’enthousiasme. Ils ne se posent pas de question. Nous avons tous été à leur place, ils doivent conserver ce plaisir de jouer, qu’ils ne se posent pas de question. Même s’ils grandissent, qu’ils gardent à l’esprit qu’une carrière est courte et ils doivent en profiter et s’éclater.

Nous avons parlé des jeunes, mais dès décembre, vous allez avoir un renfort de poids avec Eben Etzebeth. Avez-vous hâte de le côtoyer ?

E.D. : Tous les mecs que nous avons sont des mecs formidables. C’est vrai qu’un garçon comme Eben va apporter encore plus. Nous devrons l’adapter par rapport à nos schémas et ce qu’il fait aussi. C’est un renfort énorme, pour la touche et dans le jeu.

 

La touche, et le poste de talonneur, c’est aussi le départ de Guilhem Guirado. Il y a certes l’arrivée de Tolofua, mais est-ce aussi le moment pour Anthony Etrillard de franchir un palier ?

E.D. : Anthony est prêt, comme Bastien Soury et Christopher. Mais la touche reste un ensemble de facteur, de travail, il faut une communion et qu’ils soient tous des leaders, même s’il y en a un qui doit s’imposer dans la lecture. Un talonneur doit aussi s’adapter par rapport aux sauteurs que nous pouvons avoir comme Charles Ollivon ou Swan Rebbadj. .

Fabrice MICHELIER
Sur le même sujet
Réagir