• Vungakoto Lilo (Tonga)
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Saga Tonga

Lilo : Dernier voyage

Plus qu’une star, le Tonguien bien connu des pelouses de Pro D2 est le papa d’une sélection qu’il mènera à travers sa quatrième Coupe du monde.

Si vivre une Coupe du monde en tant que joueur a une saveur particulière, elle doit être d’autant plus délicieuse pour un joueur tel que Vungakoto Lilo. À 36 ans et après plus d’une décennie en professionnel, l’arrière participera à un quatrième et dernier Mondial au Japon avec le sentiment du devoir accompli. 44 sélections et 87 points au compteur et toujours cette même envie de gagner, quelle que soit la poule des Tonga. Vungakoto Lilo couvrira le second rideau des Ikale Tahi avec assurance, comme il l’a toujours fait. Et ce, depuis sa toute première cape il y a maintenant douze ans. Comme un clin d’œil de l’histoire, c’était face au Japon… Rentré en cours de jeu il avait inscrit un essai et honoré son maillot. De là, il ne quittera plus jamais ou presque la tunique rouge. Aux côtés du capitaine Siale Piutau, de deux ans son cadet, ils marqueront leur génération, à travers leur fougue, la vivacité de leur trois-quarts et la puissance de leur pack. Ce Mondial signe véritablement la fin d’une époque pour «Vunga» qui vit également un changement en club. Après quatre saisons à l’US Montalbanaise, le natif de Ha’apai rejoint Nègrepelisse en Fédérale 1. «Je lui ai assuré que son nouveau club ne ferait pas obstacle à ce qu’il participe à cette compétition, qu’un tel honneur ne se refuse pas», a affirmé à La Dépêche son nouvel entraîneur Amédée Domenech, qu’il a côtoyé lors de ses quatre ans à Sapiac. Contacté par de nombreux clubs de Pro D2, l’ex-Bordelo-Béglais était séduit par le projet de reconversion professionnelle et est donc resté dans le Tarn-et-Garonne. La neuvième Coupe du monde sera donc l’ultime défi au haut niveau de Vungakoto Lilo. L’occasion donc d’apprécier pour une dernière fois les relances de ce joueur qui a tant fait mal aux Barbarians français en novembre dernier. 

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