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Test match

Brunel : « Assez satisfait de la performance de mon équipe »

D'un ton calme, posé, parfois souriant, le sélectionneur est revenu sur la rencontre de ses hommes, battus en Écosse (17-14). Pour lui, pas question de dramatiser.

Quelle première analyse faites-vous de cette défaite ?

Contrastée. Certains secteurs donnent satisfaction. La défense, encore une fois, a montré de belles dispositions. Elle a été compacte, même dans les moments difficiles, avec une belle communication tout au long du match. On peut construire et s'appuyer dessus. L'attaque, en revanche, a été moins performante. Nous avons perdu des ballons au contact, au sol. On s'attendait à ce que l’Écosse soit plus active dans ce secteur mais sur ce plan, il y a du travail à faire.

Quid de la conquête, parfois chahutée ?

On perd deux ballons en touche, les Écossais en perdent quatre. Donc rien d'alarmant. En mêlée, en revanche, ça a effectivement été plus compliqué. J'ai du mal à l'expliquer. En première mi-temps, elle tournait beaucoup, de manière étonnante. Ensuite, quand la première ligne écossaise a changé, elle est revenue dans l'axe et nous avons retrouvé de la stabilité et une certaine domination.

Ce match était le test le plus relevé des trois avant la Coupe du monde. Cette défaite vous inquiète-t-elle ?

Le match le plus difficile, vous dites ? Je ne vais pas présager de ce qui va arriver... Sur ce match, il y a de l'intensité. Des contacts violents. Au sol, il y a eu une grosse lutte. Je nous ai tout de même trouvé dans la partie. Si l'écart était grand au score, mon analyse serait différente. Mais jusqu'à la fin, nous étions dans le match, au contact avec la possibilité de l'emporter. Même si je regrette la défaite, je suis assez satisfait de la performance de mon équipe.

Malgré tout, c'est une défaite au terme de laquelle vous n'avez jamais semblé être en capacité de mettre votre jeu en place...

(il soupire) L'équipe en face a aussi eu une pression défensive et un impact physique différents, supérieurs par rapport à Nice. Elle nous a empêchés de mettre notre jeu en place, oui. Nous avons quelques mauvais choix, des mauvaises orientations de jeu qu'il faudra vite rectifier parce que des pressions défensives de ce type, nous allons en trouver tout au long de la Coupe du monde.

On a aussi vu une indiscipline qui n'existait pas à Nice, par exemple cette pénalité bête concédée par Raka...

Oui, c'est stupide. Il est le premier à le regretter. Il y a faute, rien à contester. Il a eu un mauvais réflexe.

Votre équipe, qui avait été reconduite dans les grandes lignes après Nice, a-t-elle connu un contrecoup physique en enchaînant un deuxième match ?

Je ne crois pas. Je trouve même qu'on a mieux fini le match qu'eux. J'ai vu l'équipe écossaise avec plusieurs joueurs un genou à terre, à la fin du match. Ce n'était pas notre cas. Je ne crois pas que le physique ait eu une influence sur notre rencontre.

Un mot sur Thomas Ramos, qui est apparu en difficulté à l'arrière ?

Je n'ai pas envie de parler de Thomas plus que d'un autre. Ce que je peux dire, c'est qu'il a été dans des situations difficiles, des prises de balle avec peu d'espace et de temps. Les Écossais ont su le mettre sous pression. De par notre système de défense, nos adversaires ont choisi d'utiliser le jeu au pied dans le dos. Thomas, comme Raka, avait peu de temps pour réagir. Ils ont parfois été en difficulté. Mais je ne veux cibler un joueur plus qu'un autre dans mon analyse.

Un mot sur Arhtur Iturria, qui faisait son retour. Qu'avez-vous pensé de sa performance ?

Il a fait une bonne rentrée. Arthur a été arrêté trois semaines, il était en retard physiquement. Là, il a rattrapé son retard. Il a joué quatre-vingt minutes, avec une activité intéressante sur tous ses secteurs d'intervention. C'est satisfaisant mais on ne découvre pas la qualité d'Arhtur. Cela fait un joueur de plus dans la course.

Quelles sont les nouvelles concernant Camille Lopez, sorti blessé avant la pause ?

Il a subi un coup au niveau des cotes, qui l’empêchait de courir correctement. Il valait mieux le remplacer pour le préserver. Mais il n'y a pas d'inquiétude le concernant pour la suite de l'aventure.

Allez-vous modifier votre équipe pour le dernier match de préparation, face à l'Italie ?

Je vous laisse interpréter comme bon vous semble.

Avant de débuter la préparation, vous aviez indiqué que les 37 joueurs auraient du temps de jeu. Est-ce toujours d'actualité ?

Il en reste deux qui n'ont pas joué (Vincent Rattez et Anthony Belleau, N.D.L.R.), en plus de Virimi Vakatawa qui vient d'arriver. Si c'est votre question, alors oui, ils seront sur la feuille de match face à l'Italie.

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