• Luc Mousset couvre Jean Monribot, qui attend « le feu » à Jean-Dauger pour la réception du finaliste sortant Clermont.
    Luc Mousset couvre Jean Monribot, qui attend « le feu » à Jean-Dauger pour la réception du finaliste sortant Clermont. Photo Julien Poupart / Julien Poupart / Photo Julien Poupart
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Top 14

Le pari fou de l’Aviron

La victoire au Racing a enflammé les Basques qui joueront à guichets fermés Face à Clermont. L’aviron, l’effet de surprise passé, est-il en mesure de rééditer l’exploit ?

Bayonne est de retour. Et pour fêter ce renouveau à Jean-Dauger, quoi de mieux qu’une victoire à l’extérieur, chez l’un des favoris du championnat ? Il n’en fallait pas plus pour que l’engouement déjà fort soit encore amplifié. Le stade sera plein, coloré et animé. Bayonne s’enflamme. Et pourtant, malgré tout, la difficulté demeure. Certes, la victoire à Paris n’est pas due au hasard. Mais comme toujours, elle demande confirmation. Et interpelle. Comment ne pas faire le parallèle avec la dernière saison de Bayonne dans l’élite (2016-17) ? Ce rapprochement vient d’emblée à l’esprit de Jean Monribot. À ce moment-là, l’Aviron avait ouvert sa saison avec une brillante victoire sur Toulon, puis obtenu un match nul face à Castres, où, d’ailleurs, Antoine Dupont avait été époustouflant pour ses débuts. Chacun s’accordait à penser que Bayonne était au niveau. Or, la suite s’avérera un calvaire pour les Bayonnais. "On avait fait vraiment un très gros match, confirme le troisième ligne. Je me souviens de Julien Tisseron qui avait fait la différence sur un essai de 80 mètres. Il y avait un peu de folie. Tout nous avait réussis. Et tout le monde disait que nous avions notre place dans le Top 14. Mais une saison, c’est long. Raison de plus de ne pas s’enflammer, bien au contraire. On est encore les tout-petits."

Plus de mille spectateurs à l’entraînement

Néanmoins, fort de cette expérience, l’Aviron de cette année semble être parti sur d’autres bases. La puissance et la densité, paramètres incontournables et recherchés lors de l’intersaison, semblent être davantage en adéquation avec l’exigence de ce championnat. Cela se traduit-il par une équipe plus forte et plus aguerrie pour traverser les épreuves ? L’ex-Toulonnais ne veut pas aller sur ce terrain tout en reconnaissant les vertus du Bayonne d’aujourd’hui. "Le recrutement a été fait de façon intelligente. Les joueurs arrivés cette année ont montré un certain niveau déjà. L’équipe est belle et compétitive. Elle est capable de belles choses. À nous de tout faire pour. En plus, le staff est exigeant et Yannick amène ce professionnalisme. Bon, il faut aussi reconnaître que le Racing était affaibli. Ça peut aller très vite vers le haut comme vers le bas. Je n’ai pas envie de m’étaler sur ce sujet."

La réception des Auvergnats sera fondamentale pour l’Aviron s’il veut capitaliser sur son succès inaugural. Même diminué, Clermont semble un épouvantail pour des Bayonnais qui seront soutenus par un public retrouvé. Déjà, à l’entraînement, mardi, ils étaient près de mille sur la butte surplombant le terrain. Mais tout reprendra de zéro même si, à Bayonne, la tendance est à l’embrasement. "À Jean-Dauger, ça va être le feu, prédit Jean Monribot. C’est un horaire parfait pour l’esprit bayonnais. Ce sera une belle fête à Bayonne. À nous de ne pas la gâcher. Les gens sont vraiment derrière nous. Les moments les plus importants seront lorsque nous serons dans la difficulté. C’est là que nous aurons besoin des supporters. Il y a aura des moments difficiles. Mais je ne doute pas de leur soutien."

Quant au match, si les Bayonnais s’attendent à un combat de tous les instants, ils se focaliseront, à l’habitude, d’abord sur leurs forces. "Il faut continuer à être disciplinés, analyse Jean Monribot. Ne pas se poser de questions, se lâcher, c’est là qu’on est le plus dangereux. On a les joueurs pour."

Un deuxième succès consécutif serait inédit pour un promu.

Edmond LATAILLADE
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