• Test match - Les Italiens ont fait souffrir les Bleus sur plusieurs mauls entre la 5e et la 20e minute. Mais ce sont bien les Français qui ont marqué un essai de cette manière par Camille Chat. Photos Icon Sport
    Test match - Les Italiens ont fait souffrir les Bleus sur plusieurs mauls entre la 5e et la 20e minute. Mais ce sont bien les Français qui ont marqué un essai de cette manière par Camille Chat. Photos Icon Sport Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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XV de France

Mal en maul

Les Bleus ont souffert sur les mauls après touche, un peu ballon en main ; beaucoup en phase défensive. Ce fut même un vrai point noir.

Ce match de préparation n’a pas été un sommet malgré la largesse du score, l’équipe de France nous a surtout paru en difficulté sur les ballons portés aussi bien en phase offensive qu’en phase défensive. Face à un adversaire aussi faible que cette squadra, ça nous a laissé un vrai goût d’inachevé. Pourtant, les Bleus ont marqué sur cette phase par Camille Chat juste avant la pause, mais la progression des avants fut laborieuse, et les trois-quarts avaient commencé à venir au secours de leurs avants. On a aussi remarqué que l’exploit d’Antoine Dupont est venu d’un maul après touche où les Français n’avaient pas su maîtriser le ballon au point de voir un Italien taper dedans pour le mettre au sol. Le demi de mêlée a su profiter de ce cafouillage pour surprendre tout le monde.

Mais ce sont les ballons portés défensifs qui ont été les plus sujets à caution, surtout en première période. Entre la 6e et la 20e minute, période faste pour l’Italie on a vu un pack français bousculé par son vis-à-vis et sanctionné par M. Carley, ce qui a aboutit à cette invraisemblable série de pénalités contre l’équipe de France (huit d’affilée à notre pointage). On a vu des Français rester en haut au lieu d’aller en bas, garder le buste droit au lieu de se baisser. Les joueurs ont eu tendance à s’infiltrer au lieu de repousser l’avance adverse.

Fragilité des Bleus

À la 6e par exemple, après une belle conquête de Parisse, les avants français furent tout de suite sur le reculoir puis Rabah Slimani se fit pénaliser pour être entré sur le côté (Tebaldi avait tenté un petit coup de pied à suivre dans l’en-but pour Minozzi). Dans la foulée, les Italiens tapent encore en touche. Ruzza est sollicité en premier sauteur et les avants français écroulent tout de suite le maul adverse, nouvelle sanction. Re-touche, Ruzza sollicité à nouveau, mais en milieu d’alignement. Les Français sont emportés facilement, sur le ballon porté qui s’enclenche. S’en suit une double occasion nette car le talonneur Biagi s’arrache petit côté. Il est plaqué à 50 cm de l’en-but, puis Tebaldi sert Ruzza lancé, qui est arrêté de justesse sur la ligne. La fragilité des Bleus fut manifeste car les Italiens obtinrent une nouvelle pénalité pour hors-jeu de la défense. M. Carley menaça même le capitaine Poirot d’un carton jaune à venir à la prochaine faute tricolore.

Jacques Brunel s’en est expliqué après la rencontre : "Il y a eu une succession de touches. Certes, on a fait des fautes. D’autres sont prises dans un enchaînement. Mais je constate que l’équipe en face n’arrive pas à marquer et on continue de pénaliser la défense. Il faut vraiment que je revois ce match…", a-t-il conclu pensif. Auparavant, il s’était justifié d’un ton dépité sur le maul victorieux conclu par Camille Chat : "Je ne veux pas en parler parce que tout est interprétable. Moi j’ai vu des joueurs (italiens, N.D.L.R.) qui font le tour, qui viennent dans notre camp pour défendre. L’arbitre, lui, estime qu’ils sont rentrés par le milieu. Moi, je ne les ai pas vu rentrer par le milieu. Tout ça, si c’est pour en discuter des heures… C’est comme ça ! On peut discuter des heures de ce truc-là…"

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