• Les Biarrots de Leroy Houston, ici balle en main, veulent basculer vers le haut du classement et sont conscients qu’il ne faudra pas reproduire les erreurs entrevues à Vannes. Photo Icon Sport
    Les Biarrots de Leroy Houston, ici balle en main, veulent basculer vers le haut du classement et sont conscients qu’il ne faudra pas reproduire les erreurs entrevues à Vannes. Photo Icon Sport
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Pro D2

Biarritz veut soigner son entame

En difficulté sur ses premières périodes depuis la reprise, le BO sait que l’entame sera primordiale face à Oyonnax. Sous peine de partir, une nouvelle fois, avec un retard conséquent.

Remporter un match à l’extérieur en ne jouant qu’une mi-temps, c’est impossible. Les Biarrots l’ont appris à leurs dépens. À domicile ? Visiblement, l’opération reste jouable mais pour les cardiaques, il vaut mieux s’abstenir. Que ce soit face à Aurillac (20-5 à la pause), contre Vannes (3-7) ou à Nevers (17-3), les Rouge et Blanc se sont distingués par des mauvais débuts. Alors du côté d’Aguilera, ces premières mi-temps sont "frustrantes", "rageantes" - employez le mot que vous voulez - elles sont surtout sacrément handicapantes ! Car si les coéquipiers de Yohann Artru ont commencé par décevoir, ils ont su ensuite faire preuve d’une belle force de caractère en revenant au score. " Nous sommes dans une marge de progression monumentale, affirme Nicolas Nadau. L’équipe a montré des signes rassurants et ce groupe est prêt à batailler partout. Notre équipe, je pense, ne lâche rien. En tant qu’entraîneur, c’est un argument qui dépasse nos espérances."

Que ce serait-il passé si, dans le Cantal, dans la Nièvre ou face aux Bretons, les Basques avaient été constants pendant quatre-vingts minutes ? Ils n’occuperaient certainement pas cette onzième place. Pourtant, Nadau n’est pas inquiet par ces débuts de rendez-vous manqués : " L’entame à Aurillac ne nous plaît pas. Contre Vannes et Nevers, c’est différent parce qu’on se prend un contre. Nous démarrons mal à cause d’essais encaissés trop facilement ! Mais nous ne commençons pas mal dans les attitudes. Nous sommes en train de gommer tous ces petits problèmes qui font que le BO part de loin tout le temps."

Nadau : "L’équipe a besoin d’un certain temps"

Rome ne s’est pas faite en un jour. Voir une formation emmenée par un nouveau staff et composée de quinze néo-Biarrots jouer à la perfection dès le mois d’août aurait quelque chose de surprenant, ne nous le cachons pas. "Il faut accepter que l’équipe ait besoin d’un certain temps pour digérer les choses ", souligne l’entraîneur des arrières. Surtout que, sur le papier, l’effectif a de la gueule. Reste que cette équipe en travaux a besoin de victoires. Tous les coachs ont beau marteler que " l’état d’esprit est le plus important", un groupe se construit en glanant des certitudes sur des succès.

Dès lors, cette réception du leader oyonnaxien n’est-elle pas une aubaine pour que les Basques montrent enfin de quoi ils sont capables ? Sur un match de clôture, un dimanche après-midi, avant une fin de bloc ? "Quand on est sportif de haut niveau ou entraîneur, on est à la recherche de ces rencontres avec un peu de pression et d’engouement autour. J’accepte que l’équipe soit en difficulté dans certaines situations. Mais je suis convaincu que la qualité de nos joueurs montre que nous évoluons positivement. En étant les plus humbles possibles, nous espérons battre le leader", annonce Nadau. Et pour le faire, il faudra que les siens soient bons, dès le coup d’envoi.

Midi Olympique
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