• Le doublé de Yoan Tanga-Mangene permet au Racing de décrocher un inespéré bonus défensif.
    Le doublé de Yoan Tanga-Mangene permet au Racing de décrocher un inespéré bonus défensif. Julien Poupart / Julien Poupart / Julien Poupart
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Cadeau bonus pour le Racing

Malgré un déchet immense et un déficit dans le défi physique, les ciel et blanc, très longtemps dominés, ont glané un point de bonus défensif miraculeux.

À Toulouse, une semaine plus tôt, l’interception d’Imhoff déjà avait permis au Racing de rester dans le match. D’y croire, malgré l’ultra-domination toulousaine en première période. Et, in fine, de glaner un précieux point de bonus défensif. Dimanche, à Toulon, bis repetita. L’international argentin a récidivé (14e), répondant du tac au tac à un essai varois. Et dans un scénario identique, les Racingmen ont trouvé les ressources morales et physiques pour ne pas repartir bredouille de Mayol, ce qu’il ont frôlé. Car les joueurs de Travers ont affiché, durant quasiment toute la rencontre, un déchet pharaonique. Comment ne pas souligner la montée défensive catastrophique sur ce renvoi aux 22 mètres ? Sur l’action (10e), la montée en quinconce permet au troisième ligne argentin Isa de se frayer un chemin trop facilement et d’offrir à Hériteau le premier essai. Et les exemples ne manquent pas. Sur une même offensive (12e), Chavancy laisse s’échapper un ballon avant que la passe de Tanga-Mangene ne trouve pas les mains de Dupichot, ce dernier commettant un en-avant. Un autre exemple ? Sur une bonne prise de balle en touche de Palu (19e), à l’entrée des 22 mètres adverses, ce dernier laisse tomber le ballon au cours de la structuration du maul. Des approximations en veux-tu en voilà.

Surtout, dans cette première période, le club francilien a souffert dans les duels individuels. à chaque impact, ce sont les Toulonnais qui ont gagné la ligne d’avantage. Ce qui a franchement agacé Laurent Travers. Au micro de nos confrères de Canal +, le directeur du rugby l’a souligné de façon glaciale. "On subit beaucoup trop les impacts", déclare-t-il alors.

Le Racing profite de sa supériorité numérique

En seconde période, après avoir entendu les mots de leur manager, les Franciliens sont apparus un peu plus tranchants, un peu moins passifs. En vain. Avec treize points de retard à la pause (23-10), longtemps, ils n’ont pas été en mesure de revenir dans la partie, la faute à une trop grande indiscipline. "Nous devons être beaucoup plus efficaces et disciplinés pour espérer un résultat positif contre le RCT" avait clamé Travers avant la rencontre. Raté. Pour sanctionner ce festival de fautes, l’artilleur Belleau a inscrit vingt-deux points, dont dix-huit sur pénalités. "Il n’y a rien qui va, a même commenté Travers peu avant la 50e minute. Nous ne sommes mêmes pas capables d’enchaîner trois temps de jeu. Et on ne fait que subir."

Pourtant, la fin de la rencontre a bien failli faire mentir Travers. La fulgurance d’Iribaren, auteur d’une pénalité jouée rapidement par une magnifique transversale au pied en direction de Dupichot a redonné un peu d’espoirs. Mais à l’heure des comptes, exception faite des deux premiers essais teintés simplement d’un bel opportunisme, le Racing a globalement fait preuve d’inefficacité. Pour mieux illustrer ce constat, les Franciliens ont mis un temps fou à concrétiser leur forte domination après l’heure de jeu, ne profitant finalement que de leur supériorité numérique (carton jaune de Onambele) pour inscrire deux essais par Tanga-Mangene. à part ça ? Rien ou pas grand chose, sinon un point de bonus défensif.

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