• Peceli Yato (Fidji)
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Coupe du Monde

Le crève-cœur Yato

Fidji Ils ont mené jusqu’à l’heure de jeu, avant de lâcher prise. Les Flying Fidjians n’ont pas renversé la tendance historique qui pèse sur leur pays.

"Au bout du compte, c’est un résultat décevant, mais je crois que nous avons bien joué." Les propos du capitaine Domeniko Waqaniburotu sont restés sobres. Les Fidjiens ont le sens de la synthèse quand ils ouvrent la bouche. Ils étaient venus pour signer le premier coup de tonnerre de la Coupe du monde, ils sont repartis de Sapporo dans la position du perdant magnifique.Ils alignaient pourtant la plus belle équipe de leur histoire en termes d’individualités. Ça n’a pas suffi.

Mais si l’on devait trouver un tournant de cette partie ce serait sans doute cette sortie précoce de Peceli Yato sur un protocole commotion à la 26e minute (on espère que la compétition n’est pas terminée pour lui). La première demi-heure du troisième ligne de Clermont avait été magnifique, à l’image de la performance de l’équipe d’ailleurs. C’est lui qui eut la chance de marquer le premier essai après une attaque limpide à huit passes sur soixante mètres, derrière une relance de Semi Radradra. Ce dernier fut le seul à aller au sol sur le premier impact, les sept autres participants ont joué impeccablement debout avec Josua Tuisova pour faire la différence.

Le pack australien, plus organisé

On aime à se dire qu’avec Yato sur le terrain, les Fidjiens auraient au moins repoussé l’échéance. Son début de match fut si terrible.

En 26 minutes, il s’est offert quatre courses ballon en main, 81 mètres parcourus, deux franchissements et trois défenseurs battus. On pourra toujours épiloguer sur le plaquage qui l’a contraint à quitter le terrain, car Reece Hodge est venu le percuter sans chercher à le ceinturer. Le trois-quarts aile australien aurait très bien pu prendre un carton jaune sur ce fait de jeu. Mais on n’est pas sûr que la face du match en aurait été changée.

Les Fidjiens se sont quand même payé le luxe d’y croire jusqu’à la 55e minute quand ils ont encaissé leur premier essai sur maul. Puis ils ont baissé pavillon face au pack australien, plus organisé et plus technique. "On ne peut pas gagner un match en en étant performant sur 60 minutes seulement. Mais des choses étaient contre nous aujourd’hui, les pénalités, un carton jaune", a philosophé John McKee, le coach marqué par cette resucée d’un éternel scénario. Le carton jaune de Botia fut la sanction de fautes répétées des Fidjiens devant leur ligne. Ils avaient déjà commencé à sombrer face à la machine adverse… J. P.

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