• Jacques Brunel (Franceà) contre les États-Unis
    Jacques Brunel (Franceà) contre les États-Unis Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Coupe du Monde

Brunel : « On s'est parfois laissés griser »

Le sélectionneur est revenu, ce mercredi, sur la victoire bonifiée longue à se dessiner de ses Bleus face aux USA. En invoquant de multiples facteurs : climatiques, physiques, individuels mais surtout tactiques.

Qu'est-ce qui prédomine après ce match : le soulagement ou l'agacement ?

La satisfaction d'avoir gagné, avant-tout. Qui plus est avec cinq points, ce qui est une très bonne chose. Ensuite, vous l'avez vu, nous avons parfois eu du mal à construire notre jeu. Il y a avait beaucoup d'humidité et dès l'échauffement, nous sentions nos joueurs assez lents. Cette humidité a aussi déclenché pas mal de fautes de mains. La victoire n'est donc pas maîtrisée, c'est vrai. Mais elle est là et à cinq points. Cela reste positif.

Comment expliquer que votre équipe ait perdu le fil de son jeu en cours de première période ?

L'entame est bonne, c'est vrai. Nous avions l'intention de mettre le ballon derrière leur ligne de défense, avec des jeux au pied, pour les mettre sous pression. Nous l'avons relativement bien fait au début et, d'ailleurs, nous avons marqué sur deux de ces jeux au pieds. Ensuite, je crois qu'on s'est parfois laissés griser. On a arrêté de leur mettre ces ballons au pied dans le dos, on a utilisé d'autres formes de jeu. Et on s'est parfois mis en difficulté seuls.

Après deux semaines et demie de Coupe du monde, vous êtes l'équipe la plus pénalisée de la compétition. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Je trouve effectivement que nous avons été trop pénalisés. Je suis allé voir l'arbitre pour en discuter avec lui. Il m'a répondu que sur la succession d'actions proches de notre ligne, nous nous mettions à la faute pour empêcher l'essai. Bon, pourquoi pas... Que nos fautes y soient, je veux bien le croire. Je trouve en revanche que les Américains ont été très peu sifflés dans les rucks, où ils m''ont pourtant semblé plusieurs fois à la faute. Ainsi que sur la protection des lifts, en touche, où ils étaient en positions illicites. Et ils n'ont pas pour autant été sifflés.

Qu'avez-vous pensé de la performance de Camille Lopez, relancé à l'ouverture ?

Il y a de tout. De bons jeux au pied, avec des ballons hauts sur les ailes pour mettre de la pression. Il a eu aussi de bonnes sorties de camp. J'aurais simplement aimé qu'il y ait une plus grande utilisation de ce jeu au pied. Et les demis, qui sont dépositaires de ce jeu au pied, n'ont pas été au bout de ce qu'on voulait faire. Je le regrette.

Quel positif retirez-vous malgré tout de ce match ?

Dans les points positifs, et il y en a, je tiens à souligner nos bonnes sorties de camp. On fait aussi 100 % en touche. Nous jouons deux groupés-pénétrants proches de la ligne et nous marquons sur l'un des deux. A l'inverse, en défense, nous avons su contenir leurs groupés-pénétrants.

Un mot sur les six joueurs qui faisaient ce mercredi leurs débuts en Coupe du monde ?

Emercik Setiano, s'il a été pénalisé une fois en mêlée, a été très actif et à son avantage dans le jeu. Alivereti Raka a alterné le bon et le moins bon. Il fait des fautes de mains qui sont préjudiciables à son rendement. Baptiste Serin, qui est aussi rentré, a apporté de la vitesse ; il a été entreprenant et a redonné de l'allant à notre match. Sofiane Guitoune a beaucoup tenté, beaucoup cherché les duels. Quelques fois, on aurait aimé qu'il utilise un peu plus le jeu au pied. Ça lui avait été demandé. Paul Gabrillagues, je l'ai trouvé fort sur ses attitudes de combattant, les qualités qu'on lui connaît, dans un match qui n'était pas facile dans ce registre. Yacouba Camara, enfin, a eu une belle présence, une belle activité. Bon en touche, aussi. Tous les registres où on attendait de lui.

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir