• Christopher Hilsenbeck (Vannes) contre Biarritz
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Pro D2

Vannes doit rebondir contre Aurillac

Le RCV n’a plus le choix que d’engranger des points pour retrouver un rang plus conforme à son statut. Aurillac sera-t-il la victime expiatoire ?

Bon, regardons les choses avec pragmatisme. Cinq journées de championnat et seulement neuf points pour le RCV. En terme de résultats, c’est trois défaites pour deux victoires. Ce bilan mathématique n’a rien d’alarmant mais pourrait bien le devenir à terme, si ce collectif venait à trébucher devant Aurillac, avant d’aller défier Nevers (sans une situation également encore précaire) et d’enchaîner avec un déplacement à Sapiac ! Excuser du peu mais il y a de quoi se faire des cheveux blancs supplémentaires à l’idée de ce programme.

Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur breton, ne tient pas particulièrement à s’étermiser sur la récente Bérézina à Aix-en-Provence : « Nous avons pris l’eau. Et la jeunese n’explique pas tout. Mais cette défaite ne change pas grand-chose à la venue d’Aurillac qui reste un match d’importance. Pour ne pas se mettre sous pression, il faut d’abord gagner à domicile. Depuis le début, on savait que ce match serait un rendez-vous avec une obligation de résultat. Faut l’assumer. Les choses sont ce qu’elles sont et on ne va pas les changer. » En fait, ce que ce dernier a du mal à digérer, c’est que si certains joueurs cadre sont absents, les jeunes, a qui il a donné leur chance, et qui avaient montré de bien belles choses contre Oyonnax et Mont-de-Marsan, n’ont pas entièrement confirmé. « J’aimerai que la qualité de ces prestations soient également proposées à l’extérieur », résume-t-il.

Paga Tafili : « être revanchard »

Dans l’instant, le collectif dit avoir bien préparé la venue des cantaliens. « Nous sommes passés au travers en Provence et on ne doit s’en prendre qu’à nous-mêmes. Nous devons être revanchard de notre match et n’envisager donc qu’une victoire contre Aurillac. Et nous devons pouvoir aller batailler à Nevers ou Montauban. Nous avons les armes pour. Nous avons beaucoup travaillé cette semaine et, mentalement, nous sommes prêts. La confiance n’est pas entamée. Nous avons beaucoup parlé entre nous. Maintenant, assez de parlotte. Il faut des actes », confie Paga Tafili, le pilier du RCV. 

Son de cloche quasi identique pour Kevin Bly qui fera sa rentrée à l’aile : « Une victoire passera par une grosse performance de notre part. Nous devons rebondir et voir le couteau entre les dents pour ce match. » à défaut de pouvoir s’appuyer sur la dernière sortie, Vannes sait qu’il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il est en danger et qu’il y a, en toile de fond, ce désir de réhabilitation. « Nous n’avons pas le droit de nous louper, surtout après notre match à Aix. Aurillac, c’est le seul match à domicile des quatre. La confiance est là. Nous nous sommes dit les choses. Ce serait idéal d’enchaîner par une victoire », conclut Bly. Pour laver les cerveaux ?

Didier Le Pallec
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