Mbonambi : « Il en faudra beaucoup plus pour vaincre les Anglais »

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Talonneur de l’Afrique du Sud et titulaire depuis quatre rencontres, le joueur aux 35 capes, Mbongeni Mbonambi, s’est avéré précieux dans le XV sud-africain. S’il se dit soulagé d’avoir évité le piège gallois, il n’en reste pas moins lucide sur la prestation des siens qui sera forcément insuffisante en finale.

Vous attendiez-vous à un match aussi fermé ?

Nous nous attendions à un match très physique. Les Gallois possèdent un gros pack, mené par un chef qui s’appelle Alun-Wyn Jones. Ces mecs-là ont voulu nous prendre devant, et ils ont tenu parole jusqu’à la fin. Donc je vous avouerais qu’on est très soulagés d’avoir une victoire au bout.

Au vu des précédents matchs, on voyait les Springboks plus faciles vainqueurs que cela. Comment expliquez-vous que ces Gallois soient aussi difficiles à vaincre ?

Vous savez, ces mecs-là sont sacrément courageux. Ils ont gagné le Tournoi des Six nations cette année, ce n’est pas rien. Quand vous regardez leurs matchs depuis, vous vous rendez compte qu’ils n’ont jamais lâché le morceau jusqu’à la fin de la rencontre. Nous nous attendions à cela, et il faut rendre hommage à nos remplaçants qui ont permis de faire la différence dans les derniers instants de la rencontre. Le résultat aurait pu être tout à différent.

Qu’avez-vous ressenti quand ils ont égalisé grâce à l’essai de Josh Adams ?

Nous nous étions mis dans de sales draps en laissant les Gallois revenir dans nos 22 mètres car nous savions qu’ils sont très réalistes près des lignes. Dès qu’ils sont arrivés dans nos 22, on savait qu’ils allaient marquer. L’important était donc de repartir le plus vite possible chez eux pour reprendre l’avantage. Et une pénalité de Handré (Pollard, N.D.L.R.) a fait le reste…

Que pouvez-vous retirer de ce match qui a été inférieur à l’autre demi-finale en termes d’intensité ?

On est conscient de cela. Mais ce sont des matchs éliminatoires, alors cette victoire va nous apporter de la confiance. Nous savons qu’il faudra beaucoup progresser pour la semaine prochaine, surtout sur le plan de la discipline. On a commis trop de fautes, et les Anglais ne nous feront pas de cadeau.

Pensez-vous que la même prestation sera suffisante pour remporter la finale ?

Pas du tout. Il en faudra beaucoup plus pour vaincre les Anglais ! Eddie Jones est un grand entraîneur qui va décrypter ce match et trouver des failles. Nous allons aussi les analyser durant les six jours qu’il nous reste pour préparer cette finale.

Qu’est ce qui vous a marqué en regardant le match des Anglais ?

Leur entame. Ils ont assommé les Blacks d’entrée en envoyant Tuilagi derrière la ligne. Ils les ont mis sous pression dès les premières secondes. Et encore, on leur a refusé deux essais ! L’écart au score aurait pu être encore plus lourd. Leur défense a été impressionnante aussi.

Vous avez fini par perdre votre premier lancer en touche depuis le début de la compétition… Vivez-vous cela comme un drame ?

(rires) Pas du tout, rassurez-vous ! Nous visions les 100 % mais nous tombons à 99 %… De toute évidence les avants gallois ont bien fait leurs devoirs cette semaine !

Sur un plan personnel, vous considérez-vous désormais comme le numéro un au poste ?

Non, jamais de la vie. Avec Malcolm (Marx) et "Britsie" (Schalk Brits), on se tire la bourre à chaque entraînement pour jouer le week-end. On se pousse les uns les autres et après Rassie fait son choix. Mais on doit continuer à la faire pour le bien de l’équipe.

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