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Champions Cup

Mike Brown met le feu

Privé de Coupe du monde, l’arrière anglais des Harlequins, Mike Brown s’est ouvert à la presse anglaise cette semaine. Et s’est particulièrement lâché…

Franck Azéma n’aura évidemment pas été le seul à s’émouvoir. Mais alors que le manager clermontois a exprimé son sentiment d’avoir été « privé de quelque chose » au sujet du scandale des Saracens (pour avoir fraudé le salary cap anglais durant 3 saisons, les champions d’Europe ont été victimes d’une pénalité de 35 points au classement et de 5,3 millions de livres d’amende), une personne au moins est allée plus loin dans ses propos. On parle évidemment ici de l’arrière des Harlequins Mike Brown, qui s’est lâché sur le sujet dans un entretien accordé au Times. « On a ouvert une boîte de Pandore et il faut rapidement tout clarifier. S’il s’avère que les Saracens ont triché, qu’advient-il des titres ? Pourquoi devraient-ils garder leurs titres s’ils se sont avérés être des tricheurs et qu’ils ne sont pas passés par le bon chemin ? Ce ne serait pas juste. »
Des paroles qui trouveront bien évidemment un écho du côté de Clermont, privé de titre européen par les Sarries en 2017, soit en plein pendant la période évoquée… « Cette tricherie a un impact plus fort qu’on veut bien l’imaginer, prolongeait Brown. Il ne s’agit pas seulement d’Exeter qui a perdu en finale, ou de Gloucester éliminé en demie. Cela a de grandes implications sur toute la saison, puisque cela a probablement empêché certains clubs de lancer une dynamique. » Et Mike Brown de prolonger son propos, en enfonçant le clou. « Certes, je comprends les fans des Saracens lorsqu’ils disent que leur équipe a rendu l’équipe nationale plus forte, mais il y a en parallèle des équipes comme les Quins qui ont perdu des joueurs parce qu’ils n’avaient pas les moyens de les garder à cause du salary cap. Je sais par exemple que James Johnston et David Strettle étaient deux personnes que nous ne pouvions pas garder parce qu’elles réclamaient plus d’argent, et qu’on ne pouvait pas leur donner… Les règles sont là pour une raison, pour le bien du jeu et si vous essayez de les contourner, ce n’est tout simplement pas bon. Et puis, c’est formidable d’essayer d’aider les joueurs hors du terrain, mais est-ce qu’ils aident tous les joueurs hors du terrain de la même manière que Maro Itoje, Billy Vunipola et Owen Farrell ? Et sinon, pourquoi ne le font-ils pas pour tout le monde ? Ce n’est tout simplement pas bon pour le rugby… »

J’avais mieux à faire que regarder la finale du Mondial 


Une sortie qui sent le soufre, et pour cause… Viré par Eddie Jones du groupe anglais qui préparait le Mondial en raison d’une altercation avec Ben Te’o, Mike Brown semble nourrir une rancœur tenace vis-à-vis de l’équipe nationale, au point d’avouer « ne pas avoir regardé la finale de la Coupe du monde parce que j’avais mieux à faire ». Incroyable ? Pas vraiment, lorsqu’on connaît un peu le caractère de feu de l’arrière de 34 ans, hors du terrain ces dernières semaines mais qui retrouvera la compétition ce week-end, avec la ferme idée de prouver à tous ses détracteurs qu’il n’est pas fini. « Mon histoire avec l’équipe nationale n’est pas terminée. Tant que je me sens assez en forme et que je joue bien, je postulerai. Et j’espère prouver contre Clermont que j’ai toujours le niveau. » Histoire de joindre les actes à la parole, et surtout de ne pas prêter le flanc à la critique après cette sortie médiatique musclée qu’il s’agit désormais pour lui d’assumer. Voilà au moins les défenseurs clermontois prévenus…

 

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