Maxime Laforgue et Colomiers sur le bon chemin

  • Julien Sarraute, entraîneur de Colomiers
    Julien Sarraute, entraîneur de Colomiers Icon Sport - Alexandre Dimou
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Cette saison columérine est aussi un nouveau départ pour des éléments comme Maxime Laforgue, débarqué de Fédérale 1.

Jamais deux sans trois. Après Gilen Queheille, et Jules Soulan, nous demandons Maxime Laforgue dans la liste des "paris" de Fédérale 1 réussis par la cellule de recrutement columérine. De vrais coups bien sentis par Yann Kergourlay, le maître d’œuvre de cette entreprise, qui a eu le nez creux. Après deux saisons pleines du côté de Cognac-Saint-Jean-d’Angély (dont une finale perdue en juin dernier en Yves-du-Manoir face à Mâcon) au poste d’arrière puis de deuxième centre (32 feuilles de matchs, 30 titularisations et 12 essais), Maxime Laforgue enchaîne sur les ailes gauche et droite (9 feuilles de matchs, 6 titularisations). Il a même ouvert son compteur d’essais face à Valence-Romans. Pas si mal pour quelqu’un qui n’a encore que 24 ans, et qui n’a pas connu une trajectoire forcément ascendante à ses débuts malgré un titre de champion de France en juin 2016 dans la catégorie Espoirs avec l’UBB et les Marco Tauleigne, Thierry Paiva, Gauthier Doubrère, Kitione Kamikamica…

Six mois chez les Kiwis

"Après le titre en Espoirs, je voulais rester à Bordeaux dans l’absolu mais au dernier moment ils m’ont fait comprendre qu’ils ne me voulaient plus. J’ai alors bossé pendant trois mois pour finir mon école de commerce et vu que je n’avais plus de club je suis parti en Nouvelle-Zélande en janvier. Hugh Chalmers, et Blair Connor m’avaient fait rencontrer Blair Stewart (passé par Albi, Grenoble et Bayonne) pour m’aider dans ma démarche. Je suis arrivé à Napier au début et ils avaient une grosse équipe espoir mais je ne voulais plus jouer dans cette catégorie. J’ai fait un test au sud d’Hamilton, à Te Awamutu et ils m’ont pris pour jouer dans leur équipe une. J’y suis resté jusqu’en juin 2017", raconte-t-il. À y regarder de plus près, cette expérience rugbystique a été importante dans le rebond de sa carrière de joueur pro, statut qu’il étrenne pour la première fois cette saison. "Je ne voulais pas faire de troisième année avec Cognac, et il est vrai que Julien et Yann ont tenu un discours fondé sur le plaisir qui m’a parlé. Vu l’accueil des anciens, notre intégration, le début de saison où tout le monde s’envoie, je ne regrette pas", dévoile le joueur racé (1,82m, 82 kg) qui s’est engagé avec la Colombe en mars dernier alors même que le maintien n’était pas encore en poche. Un objectif qui ne trotte pas trop dans les têtes columérines aujourd’hui. Même si la défaite à Vannes a laissé quelques regrets et que la fameuse indiscipline (trois cartons jaunes reçus) a repointé le bout de son nez. "On connaît Aurillac et ses valeurs, il va falloir preuve d’humilité vendredi et avoir les pieds bien sûr Terre, ne pas se prendre pour ce que nous ne sommes pas ", a martelé Julien Sarraute cette semaine. Des qualités dont ne manque pas le polyvalent Maxime Laforgue, pétri d’enthousiasme.

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