• Enzo Forletta et le paquet d’avants catalans sont parvenus à renverser la pression dans cette rencontre de haute volée face aux Grenoblois . Photo Michel Clementz
    Enzo Forletta et le paquet d’avants catalans sont parvenus à renverser la pression dans cette rencontre de haute volée face aux Grenoblois . Photo Michel Clementz
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Pro D2

Perpignan : Mêlée retrouvée

(20-13) Ultra-dominateurs durant le premier acte, les Catalans ont manqué de réalisme avant de trouver la solution grâce à leur mêlée, un secteur en souffrance depuis le début de la saison.

Et la lumière est venue… du paquet d’avants ! Face à Grenoble, ce dimanche, l’Usap a d’abord tout tenté, tout essayé pour faire la différence au cours des quarante premières minutes. Vent dans le dos au coup d’envoi, une fois n’est pas coutume, les Catalans ont monopolisé le ballon, occupant surtout les 22 mètres adverses à de nombreuses reprises. En vain. Malgré l’indiscipline totale du FCG (lire par ailleurs), Perpignan s’est sabordé et a cruellement manqué de réalisme. "C’est criant, on a au moins deux 2 contre 1 qui doivent aller au bout", souligne Tom Écochard. Entre crispations, en-avant et mauvais choix, les Sang et Or ont bien cru passer à côté du rendez-vous le plus important de leur phase aller. 6-0 seulement à quelques instants de la pause, Grenoble vient d’encaisser son troisième carton jaune de la partie, et les coéquipiers de Mathieu Acebes, après la sirène, font le choix de la mêlée à cinq mètres de l’en-but.

Une poussée collective plus tard, M. Minery file sous les perches et accorde un essai de pénalité aux Roussillonnais. Une délivrance, et sans doute, déjà, le tournant de la rencontre.

FORLETTA : «TOUT LE MONDE PARLAIT DE LA CONQUÊTE»

Car l’outrageuse domination des Catalans ne pouvait pas ne pas être concrétisée. Ce manque de pragmatisme étant souvent fatal face à une formation comme Grenoble, leader de la pro D2 avant la 12e journée. "On aurait dû tuer le match pour creuser davantage l’écart au score. On connaissait les qualités de ces joueurs-là. Nous remportons les quatre points, mais ça aurait pu, aussi, être une grosse désillusion", livre le troisième ligne Alan Brazo. Deux crans plus haut, le pilier Enzo Forletta savoure l’apport de la mêlée dans une telle rencontre. "Tout le monde parlait de la conquête ces derniers temps, en pointant du doigt ce secteur. Ce dimanche, c’est ce qui nous a menés vers la victoire. Ça fait plaisir de remettre la marche avant, mais il y a encore beaucoup de travail dans la régularité", confesse celui qui a remporté son duel face à l’expérimenté géorgien Davit Kubriashvili. Pas de grandes envolées pour l’Usap cette fois, mais une conquête et un caractère retrouvés dans l’adversité.

Émilien VICENS
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