Béziers stimulé par la peur

  • Derniers réglages pour les Biterrois qui veulent engranger des points et se rapprocher du top 6 avant la trêve.
    Derniers réglages pour les Biterrois qui veulent engranger des points et se rapprocher du top 6 avant la trêve. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Après avoir ramené un bonus défensif au goût amer (défaite 16-13 sur la sirène), les Biterrois accueillent vendredi leur poursuivant direct, Montauban. Gare au tournant !

"C’est avec le couteau sous la gorge que nous sommes les meilleurs." Francisco Fernandes sait de quoi il parle. Membre le plus ancien du vestiaire, présent depuis neuf ans (221 matchs), le pilier de 34 ans connaît cette équipe par cœur. Et, si avec le temps, les hommes passent ; sa nature reste, elle, inchangée : "Contre Colomiers, nous n’avons pas joué avec de la peur. Et on a perdu. On avait gagné à l’extérieur, on avait ceci, cela… C’est simple, nous sommes bons que quand on a peur. Béziers reste une "petite" équipe, nous n’avons pas de stars comme on dit, et ce, depuis un petit moment. Si on ne joue pas à 200 %, on n’y arrivera pas cette saison." Dos au mur, sous forte pression, les Biterrois répondent souvent présent. Et cela tombe bien, car le rendez-vous de vendredi a tout d’un match anxiogène : "Il faut avoir peur de cette équipe de Montauban qui vient de gagner à Aurillac. Nous, on a plus aucun joker à domicile cette saison."

Deux réceptions décisives

Ce soir, un succès permettrait aux Héraultais de regarder à nouveau vers le haut (cinq points les séparent du sixième), avant d’accueillir Carcassonne (6e) le week-end suivant.

À l’inverse, une seconde défaite concédée au stade Raoul-Barrière, réduirait, elle, déjà considérablement les chances de qualification de l’ASBH. Francisco Fernandes préfère relativiser : "Comptablement, on a six matchs gagnés et six perdus, avec une défaite à la maison et un succès à l’extérieur. Nous sommes donc dans les clous, même si on a deux ou trois points de retard sur notre plan pour jouer les phases finales. Il reste trois rencontres (les deux réceptions citées et un déplacement à Vannes, N.D.L.R.) jusqu’à la trêve, et il faudra gagner les trois pour se relancer. Sans se projeter plus loin que Montauban, car on n’a pas assez de confiance pour cela."

En quête d’assurance depuis un mois, les Biterrois veulent s’appuyer sur le bonus défensif ramené de Nevers, pour démarrer vendredi une série de succès. Le gaucher conclut : "À Nevers, ce manque de confiance et l’absence de réalisme coûtent à l’équipe un nul ou peut-être une victoire. C’est dommage. Mais je pense tout de même que l’équipe s’est relancée à Nevers, où elle a fait un match plein. J’espère maintenant qu’on va confirmer vendredi."

Julien Louis
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