• L’ensemble des capitaines masculins et féminins du circuit mondial 2019 posant avec les trophées sur la plage de Dubaï. En fond l’hôtel Burj-Al-Arab culminant à 321 mètres de haut. Photo DR
    L’ensemble des capitaines masculins et féminins du circuit mondial 2019 posant avec les trophées sur la plage de Dubaï. En fond l’hôtel Burj-Al-Arab culminant à 321 mètres de haut. Photo DR
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Rugby à 7

Objectif marquer les esprits pour les Bleus

Ce jeudi, l’équipe de France dispute la première étape du circuit mondial. Le début d’une saison particulière, ponctuée par les Jeux OlympIques 2020 à Tokyo.

Ce week-end, l’équipe de France à VII débute sa saison des Sevens Series à Dubaï, compétition majeure qui fait office de championnats du monde annuels, divisés en plusieurs étapes. Pourtant, à huit mois des jeux Olympiques, pour lesquels la France n’est toujours pas qualifiée, les hommes de Jérôme Daret débutent ces Series avec le repêchage olympique de juin en ligne de mire. Mais pas question de faire passer les Series au second plan. "Le rugby à VII est un jeu très psychologique. Nous voulons marquer les esprits, tout au long de la saison. Chaque victoire est une estocade, une manière de poser son empreinte sur l’adversaire. Ce circuit mondial est une compétition très relevée, avec les meilleures nations du monde. Il faut performer là, pour être prêt et mettre la pression sur nos adversaires pour la fin de saison. Conforter notre place dans le top 8 mondial, voire le top 6, c’est une bonne manière de mettre la pression", explique l’entraîneur des Bleus. Ces adversaires justement, ils sont clairement identifiés. Les Samoa et l’Irlande sont avec la France, les trois équipes qui participeront et aux Series de façon permanente et au repêchage olympique.

Un groupe inchangé

De ce point de vue psychologique, la France semble en avance sur ses temps de passages, avec une préparation pour le moment optimal. À l’image de ce dernier tournoi à Elche en Espagne ou les Bleus ont battu le VII du Trèfle en finale, ou encore de leur belle troisième place à Chester, avec des victoires face à des nations référentes à savoir l’Angleterre et les États-Unis. De bons résultats qui s’expliquent en partie grâce à un groupe mature, quasiment inchangé et qui commence à se connaître. "Certes nous avons un groupe qui gagne en expérience, mais en termes de nombre de tournois disputés, on en a moins que les grosses écuries comme l’Afrique du Sud, l’Angleterre, l’Australie ou les Fidji", poursuit Jérôme Daret.

Alors pour combler ce petit manque d’expérience la France s’appuie sur sa force, son côté imprévisible. La saison passée a fait beaucoup de bien à ce groupe avec deux finales disputées, malheureusement toutes perdues. "Le plus difficile, c’est de confirmer cette bonne saison. En finale, on tombe pour l’instant sur plus fort que nous mais plus nous disputerons ce genre de rencontres de très haut niveau et plus nous serons capables de les remporter", conclut-il.

Les premières attentes

À l’occasion de cette première étape, les Bleus auront comme toujours l’intention d’intégrer le top 8. La suite ne sera que du bonus. L’effectif sera complet exception faite à Samuel Alerte blessé de longue date. La poule pour Dubaï se compose des fantasques Fidjiens, des émergents Japonais, mais aussi de l’Argentine avec qui la France à l’habitude de se battre pour la 8e place. Jérôme Daret attend de ses joueurs beaucoup de précision dans tous les gestes, car avec les nouveaux formats, un carton rouge, voire jaune, peut condamner l’équipe pour tout le reste de la compétition.

Baptiste Barbat
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