Camara : « Je suis redevable à Toulouse »

  • Yacouba Camara (Montpellier) contre Gloucester
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Trois ans après son départ de Toulouse, l’international tricolore Yacouba Camara, n’a toujours pas affronté ses anciens coéquipiers... Il sera titulaire dimanche.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant ces retrouvailles tardives ?

C’est vrai, je n’ai pas encore eu la chance d’affronter le Stade toulousain. Dimanche, nous allons tomber sur le champion de France en titre et moi, je vais retrouver des copains. Pour Louis (Picamoles, N.D.L.R.) et moi qui avons joué à Toulouse, ça va être un match spécial, c’est sûr.

Quels souvenirs gardez-vous de vos quatre saisons passées au Stade Toulousain (2013-2017) ?

De très bons souvenirs. C’est le club qui m’a mis dans le grand bain et je lui suis quand même redevable. Il m’a apporté beaucoup de choses. Et c’est grâce à lui si j’en suis là aujourd’hui, notamment en termes de formation. Comme Bobigny et Massy. J’ai encore beaucoup d’amis à Toulouse : Julien Marchand le capitaine, François Cros, Sofiane Guitoune… Je connais la moitié de l’équipe !

Les échanges de textos ont-ils déjà commencé ?

Non pas encore c’est trop tôt. Mais je pense qu’il y aura deux ou trois messages qui vont être envoyés… (Sourire)

Plus sérieusement. Montpellier devra au moins ramener un point de bonus d’Ernest Wallon dimanche, s’il veut toujours espérer se qualifier parmi les meilleurs seconds…

Ça va être très dur d’aller gagner là-bas. Toulouse a remporté ses deux premiers matchs européens et n’a plus perdu à domicile depuis très longtemps (septembre 2018 face à Castres). C’est une très grosse équipe et un grand défi nous attend. Franchement, on prendra tout ce qu’il y aura à prendre dimanche !

C’est aussi le moment de trouver de la constance dans vos performances, non ?

L’équipe doit trouver cette constance sur sa discipline et dans le respect du plan de jeu. Il faudra être sérieux et concentrés face à un adversaire qui est très fort ballon en mains et dans le jeu déstructuré. J’espère qu’on se livrera à 100 % pour ne pas avoir de regrets.

Personnellement, vous sembler monter en puissance au fil des semaines…

Je me sens bien. Je n’ai pas beaucoup eu de temps de jeu durant le mondial, mais j’avais joué en fin de saison dernière et j’étais encore dans le rythme. Je m’épanouis dans ce groupe qui commence à prendre forme et je ne peux que progresser. J’en ai discuté avec le coach (Garbajosa) et ils me donnent des détails à travailler.

C’est-à-dire ?

Il veut que j’agrandisse mon rayon d’action, que je touche plus de ballons en étant aussi plus présent au soutien. Et pourquoi ne pas prendre de plus en plus un rôle de leader dans cette équipe.

Vous avec récemment rencontré à Montpellier, le nouveau sélectionneur du XV de France Fabien Galtier. Quels ont été vos échanges et vos impressions ?

On s’est vu pour parler de l’équipe de France, c’est vrai, mais je ne peux pas en dire plus.

Comment appréhendez-vous votre avenir à court terme en équipe de France ?

C’est déjà à moi d’être performant avec mon club en Top14 et en coupe d’Europe. Pour prétendre à être appelé avec le XV de France, il faudra que je sois au top niveau et aussi régulier dans mes prestations. Et si j’ai l’honneur d’être sélectionné, il faudra alors que je sois performant avec les Bleus pour garder ce cap.

Quel regard portez-vous sur la concurrence du Toulonnais Charles Ollivon, qui a pris du poids dans cette sélection ?

Je la vois comme une chose positive. C’est bien pour le XV de France d’avoir des joueurs à forts potentiels. Et si ce n’est pas Charles qui joue, ce sera moi ou un autre. Je ne pense pas que la concurrence existe quand on est en équipe de France. C’est la patrie qui vient en premier, le fait de représenter ton pays.

Rassurez-nous, vous avez tout de même l’envie de vous imposer en Bleus ?

Bien sûr, j’ai envie d’y jouer et de m’y imposer. Mais le choix ne m’appartient pas, c’est celui du sélectionneur. Moi tout ce que je peux faire, c’est montrer que je suis digne de représenter mon pays.

Julien Louis
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