Racing : le doute en bonus...

  • Simon Zebo a inscrit le quatrième essai du Racing.
    Simon Zebo a inscrit le quatrième essai du Racing. Icon Sport / Icon Sport
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Racing Malgré une performance pas franchement aboutie, le club francilien a pris la direction de la qualification.

"On aurait signé des deux mains au moment du tirage de la poule de la mort pour se qualifier." La phrase de vendredi dernier est à mettre à l’actif de Laurent Travers. Et pour cause. En juin dernier, le manager du Racing 92 se serait bien arraché quelques cheveux si tant est qu’il en est eu encore. Se retrouver dans la même poule que les Saracens, champion d’Europe en titre et véritable machine à gagner, le Munster, doubles demi-finalistes de la compétition ces deux dernières saisons, et les Ospreys n’avait rien de très réjouissant. Au contraire. Alors, truster la première place de cette poule 4, après quatre journées en ayant sévèrement secoué les Sarries, décroché le match nul à Thomond Park contre les Munstermen, là où seulement trois équipes se sont imposées en 25 ans de Coupe d’Europe et glaner dix points en deux matchs contre une province galloise, ça vous pose la qualité d’une équipe. En Champions Cup, contrairement au Top 14, le Racing 92 carbure au "sans plomb" et file tout droit en direction des quarts de finale. "Ce sera un huitième de finale contre le Munster (prochaine journée) car avec une victoire on serait à 21 points, se réjouit Travers, et sûrs d’être au moins meilleurs seconds." Évidemment, l’ambition légitime du club francilien va au-delà d’un simple strapontin. Jouer un quart de finale à "Paris La Défense Arena" est dans tous les esprits.

Encore des approximations

Seulement voilà, que vaut vraiment aujourd’hui ce Racing-là ? La question s’impose. Vendredi soir, Henry Chavancy et sa bande ont mis beaucoup moins de temps à empocher le point de bonus offensif que les supporters à rejoindre le quartier de la Défense, saturé par les grèves et les embouteillages. En 39 minutes, malgré des approximations succédant à des fautes, de la précipitation faisant suite à de l’impatience, les Racingmen ont atteint leur objectif. Facile. Trop facile. Jusqu’à tomber parfois dans du "grand n’importe quoi". "L’important était de prendre les cinq points, priorise Travers. Le contenu est approximatif, le résultat positif. Il faudra faire en sorte que le contenu et le résultat soient positifs dans les semaines à venir." Et ce dernier de se lancer dans une plaidoirie pour défense ses troupes : "C’est difficile de préparer un match après avoir gagné de 40 points à l’extérieur (face aux mêmes Ospreys samedi dernier), c’est difficile de mobiliser les joueurs." Au vrai, le Racing 92 a jusque-là affronté l’équipe B des Saracens et une bien pauvre province galloise, la seule performance probante restant ce match nul – qui aurait mérité être une victoire – sur la pelouse du Munster. Assurément, il faudra attendre pour savoir ce qu’a réellement dans le ventre ce Racing-là.

Arnaud Beurdeley
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